L’œuf à voiles (Critique)

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oeuf-a-voilesOpérette loufoque de Guy Lafarge & Pierre-Hen­ri Cami.
Avec : Jean-Marc Abergel, Nico­las Auba­gnac, Stéphane Auduc, Bérangère de Bar­mon, Mar­tin Boul­let, Jen­ny Bour­rhis, Anne-Sophie Cantreau, Daniel­la Dobiche, Paul-Hen­ri Ducrot, Car­o­line Duliège, Lore­na Foliot, Estelle Gom­baud, Chris­tine Huber, Agnès Koenigswarter, Tan­guy de la Mairieu, Claire Man­gin, Jarosla­va Marek, Christophe Noirot-Nérin, Sophie Pal­itzyne, Faus­tine Pon­san, Tris­tan Poiri­er, Jean-Sébastien Règue, Jean-Christophe Rol­let, Damien Thiebault & Béné­dicte Vallançon.

Résumé : Men­acé par l’in­sa­tiable assiduité de sa femme et des huissiers, Christophe Colomb décide de par­tir pour l’Amérique. Seul prob­lème, elle n’ex­iste pas encore… Qu’à cela ne tienne ! Il recrute un équipage digne du Boun­ty (sans le goût de par­adis), astique la coque de son oeuf (à voiles), et quitte les côtes (c’est sa tactique).

Notre avis : Les Palé­tu­viens sont une troupe d’amateurs qui depuis dix ans met­tent tout leur ent­hou­si­asme et leur tal­ent au ser­vice d’œuvres mécon­nues du réper­toire de l’opérette française afin de les faire décou­vrir au pub­lic. Cette année, ils ont choisi de mon­ter L’œuf à voiles. Com­posé par Guy Lafarge sur un livret de Cami en 1934, cette rareté ne vit le jour qu’en 1977 à l’Opéra de Nantes et ne con­nut que très peu de repris­es de sa créa­tion à nos jours.

Dans cette pro­duc­tion, la scéno­gra­phie est très réussie et l’investissement des comé­di­ens est évi­dent. Si la mise en scène accuse des prob­lèmes de rythme récur­rents, surtout vis­i­bles dans la sec­onde par­tie du spec­ta­cle, elle fait ce qu’elle peut avec un livret d’une faib­lesse évi­dente dont le peu d’originalité se perd au fil des actes. Le prin­ci­pal intérêt de cette œuvre réside dans sa par­ti­tion qui dévoile de très jolies mélodies. L’air de Mala­ga­ga « L’idiot moins le quart », inter­prété par Christophe Noirot-Nérin est par­ti­c­ulière­ment drôle. La dis­tri­b­u­tion est cohérente et cha­cun tient son rôle avec con­vic­tion. On remar­quera surtout les presta­tions de Nico­las Auba­gnac (Yves Pim­pol) et d’Estelle Gom­baud (Colom­ba) qui font preuves de belles qual­ités théâ­trales et vocales.