Liza live from Radio City Music Hall

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En 1992 et après de mul­ti­ples pépins de san­té occa­sion­nés par un train de vie peu raisonnable, Liza Min­nel­li retrou­ve une forme étince­lante. Elle ray­onne lit­térale­ment dans ce spec­ta­cle don­né à New York en 1992 et choré­graphié au mil­limètre. Le pre­mier acte est intimiste, elle en prof­ite pour revis­iter de grandes chan­sons récentes de Broad­way notam­ment Kan­der & Ebb, Sond­heim, ain­si que Charles Aznavour (en anglais). Le deux­ième acte donne dans la démesure avec des Demon Divas, une troupe fémi­nine tal­entueuse qui l’ac­com­pa­gne dans des choré­gra­phies et chants épous­tou­flants. La choré­gra­phie est signée Susan Stro­man, désor­mais une habituée de Broad­way et met­teur en scène et réal­isatrice de The Pro­duc­ers. « Imag­ine » de John Lennon est revis­ité avec le graphisme « cha­peau et gants blancs » à la Bob Fos­se. Il y a d’autres mer­veilles dignes d’ex­tase. Un regret cepen­dant, le réal­isa­teur n’a pas su trou­ver les bons emplace­ments pour ses caméras ; des plans sem­blent tron­qués ou déplacés. Mais on ne boud­era pas son plaisir devant une Liza hyper sexy atteigant ici un som­met de sa car­rière. Effec­tive­ment, elle s’est ensuite beau­coup abîmée et ne renouera vraisem­blable­ment plus jamais avec cette débauche d’énergie.

L’édi­teur Sony Colum­bia a assuré le ser­vice min­i­mum sur l’édi­tion en DVD. L’im­age n’a pas la qual­ité espérée, elle est plus proche de la cas­sette VHS. De plus, il n’y a aucun bonus alors que la pré­pa­ra­tion du spec­ta­cle aurait mérité un traite­ment appro­prié. Néan­moins mal­gré ces défauts, le DVD con­stitue une très bonne intro­duc­tion à Liza et à toute la cul­ture qu’elle porte : une époque glam­our entre Broad­way et Hol­ly­wood des années 60–70.