Accueil Critique L’été en apesanteur — Paris quartier d’été (Critique)

L’été en apesanteur — Paris quartier d’été (Critique)

0

Une choré­graphe qui rêve d’apesanteur et d’autres mon­des pos­si­bles, un musi­cien ancré dans le plus pur et, par­fois le plus dur réel. A deux, quelles étin­celles peu­vent-ils faire ?

Notre avis : Le spec­ta­cle fait donc appel à plusieurs dis­ci­plines : cirque, one man show, danse en ape­san­teur, musique élec­tro. Est-ce que la sauce prend ? La réponse est oui pour une par­tie du pub­lic. Mais nous res­terons plus réservés. En effet après une longue intro­duc­tion durant laque­lle Fan­tazio, amu­sant maître de céré­monie prévient, de sa voix posée, d’une éventuelle attaque de l’ar­mée du Nord et dis­serte sur la dis­po­si­tion des salles de spec­ta­cle, une pro­jec­tion sur le mur de la salle présente les essais de Kit­sou Dubois en ape­san­teur avec ses danseurs. Autant dire que l’on aimerait bien être à sa place his­toire de goûter aux sen­sa­tions inédites qui sont repro­duites par la suite par deux cir­cassi­ennes en duo de cordes. Fan­tazio revient à plusieurs repris­es, chante, fait l’éloge de la fes­sée (mais sans oser pro­pos­er les travaux pra­tiques aux spec­ta­teurs), un artiste au dia­bo­lo occupe la scène suivi d’une danseuse de corde évolu­ant au milieu d’im­ages aéri­ennes. Le spec­ta­cle se clôt sans que l’on s’y attende, sur­prenant le pub­lic qui s’at­tendait peut-être à quelque chose de plus con­stru­it et struc­turé. Du coup, même si les artistes sur scène intéressent, il manque une rigueur pour que le spec­ta­cle cap­tive. Une suite de petites expéri­ences qui cherchent leur lien sans véri­ta­ble­ment le trou­ver. Un déséquili­bre qui vient sans doute de la dichotomie entre la pré­ci­sion oblig­ée des numéros de cirque et l’im­pro­vi­sa­tion avec pour base un humour « non sens » de Fantazio.

La page du spec­ta­cle.

plus d’in­for­ma­tions sur le site de Paris quarti­er d’été.