Une chorégraphe qui rêve d’apesanteur et d’autres mondes possibles, un musicien ancré dans le plus pur et, parfois le plus dur réel. A deux, quelles étincelles peuvent-ils faire ?
Notre avis : Le spectacle fait donc appel à plusieurs disciplines : cirque, one man show, danse en apesanteur, musique électro. Est-ce que la sauce prend ? La réponse est oui pour une partie du public. Mais nous resterons plus réservés. En effet après une longue introduction durant laquelle Fantazio, amusant maître de cérémonie prévient, de sa voix posée, d’une éventuelle attaque de l’armée du Nord et disserte sur la disposition des salles de spectacle, une projection sur le mur de la salle présente les essais de Kitsou Dubois en apesanteur avec ses danseurs. Autant dire que l’on aimerait bien être à sa place histoire de goûter aux sensations inédites qui sont reproduites par la suite par deux circassiennes en duo de cordes. Fantazio revient à plusieurs reprises, chante, fait l’éloge de la fessée (mais sans oser proposer les travaux pratiques aux spectateurs), un artiste au diabolo occupe la scène suivi d’une danseuse de corde évoluant au milieu d’images aériennes. Le spectacle se clôt sans que l’on s’y attende, surprenant le public qui s’attendait peut-être à quelque chose de plus construit et structuré. Du coup, même si les artistes sur scène intéressent, il manque une rigueur pour que le spectacle captive. Une suite de petites expériences qui cherchent leur lien sans véritablement le trouver. Un déséquilibre qui vient sans doute de la dichotomie entre la précision obligée des numéros de cirque et l’improvisation avec pour base un humour « non sens » de Fantazio.
plus d’informations sur le site de Paris quartier d’été.