Les étudiants de l’UQAM, feront revivre la comédie musicale West Side Story à Montréal !

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west_side_story_uqam_montrealLes 27, 28 et 29 mars prochains, la Fac­ulté des arts de l’U­ni­ver­sité du Québec à Mon­tréal (UQAM), en col­lab­o­ra­tion avec l’Orchestre phil­har­monique des musi­ciens de Mon­tréal (OPMEM), fera revivre l’Upper West Side du New York des années 1950, ses rival­ités et ses amours impos­si­bles en présen­tant West Side Sto­ry. Ce sont qua­tre-vingt-dix cho­ristes, musi­ciens et comé­di­ens-chanteurs-danseurs qui incar­neront ce clas­sique de la comédie musi­cale mêlant amour impos­si­ble, drame et rêve américain.

West Side Sto­ry sera présen­té à la Salle Pierre-Mer­cure du Cen­tre Pierre-Péladeau. Le chef d’œuvre de Leonard Bern­stein„ Arthur Lau­rents et Stephen Sond­heim est mis en scène par Angela Kon­rad, pro­fesseure à l’École supérieure de théâtre de l’UQAM. Manon Oligny, chargée de cours au Départe­ment de danse, signe la choré­gra­phie et Philippe Ménard, chargé de cours au Départe­ment de musique et directeur artis­tique de l’OPMEM, assure la direc­tion musi­cale. La pro­duc­tion met en scène quar­ante étu­di­ants du Départe­ment de musique, du Départe­ment de danse et de l’É­cole supérieure de théâtre de l’UQAM, accom­pa­g­nés par l’OP­MEM, avec la par­tic­i­pa­tion d’un chœur d’employés de l’UQAM.

Résumé :
Avec en arrière-plan l’annexion de Por­to Rico et l’immigration mas­sive aux États-Unis, West Side Sto­ry racon­te l’histoire trag­ique de Tony et Maria, Roméo et Juli­ette du Upper West Side de Man­hat­tan. Lui, fils d’immigrant polon­ais mem­bre des Jets, et elle, Por­tor­i­caine et sœur du chef des Sharks, sont foudroyés par un amour ren­du impos­si­ble par la rival­ité des deux clans. Aus­si beau et inno­cent qu’il puisse paraître, cet amour, se croy­ant plus fort que tout, fonce vers la mort les yeux grands ouverts. Tout se joue alors dans un jeu de miroir entre la fureur de vivre et la mort violente.

La vision de la Fac­ulté des arts de l’U­ni­ver­sité du Québec à Montréal :
Il est com­muné­ment admis que West Side Sto­ry est une comédie musi­cale. Or, il n’en est stricte­ment rien. Angela Kon­rad, Manon Oligny et Philippe Ménard y voient une jeunesse sac­ri­fiée aux allures de héros trag­iques, sauf qu’à la place du Des­tin s’est glis­sée l’Histoire, celle du peu­ple améri­cain des années 1950 dans le con­texte de l’arrivée d’immigrants d’origines divers­es, avec leurs quêtes iden­ti­taires et territoriales.
« Entre le rêve améri­cain et la réal­ité sociale, la faille se creuse, sus­ci­tant la jalousie sociale, la haine de l’autre et le racisme », souligne la met­teure en scène Angela Kon­rad, « Tous, Jets et Sharks, aveuglés par l’amour ou la vengeance, délais­sés par les ser­vices de l’État, tis­sent inlass­able­ment les mailles de leur pro­pre tragédie ». La propo­si­tion min­i­mal­iste de la met­teure en scène con­fère à cette tragédie toute son ampleur en met­tant au pre­mier plan ces êtres éperdus.

« Les thèmes abor­dés dans West Side Sto­ry trou­vent de nom­breux échos dans l’actualité. Je pense entre autres à la com­plex­ité de l’in­té­gra­tion des immi­grants, sujet de l’heure s’il en est un », com­mente Philippe Ménard.

Toutes les par­ti­tions choré­graphiques, fougueuses et sen­suelles, ont été con­stru­ites par la choré­graphe Manon Oligny. Cer­tains pas­sages font un « clin d’œil » à l’œu­vre orig­i­nale de Jerome Rob­bins, mais la sig­na­ture de Manon Oligny est très con­tem­po­raine, à la fois « impactive » et rude telle que l’est notre société actuelle.
« Nous avons ressen­ti tout au long du tra­vail une syn­ergie par­ti­c­ulière entre les dif­férents inter­venants. Nous voyions la musique, la danse et la mise en scène comme des vas­es com­mu­ni­cants s’enchaînant, se répon­dant, s’influençant et s’interpénétrant », ajoute Manon Oligny.

Bande-annonce
West Side Story
27 et 28 mars 2015, à 19h30
29 mars 2015, à 14h30
Salle Pierre-Mer­cure du Cen­tre Pierre-Péladeau
300, boule­vard De Maison­neuve Est, Montréal
Bil­lets au tarif prévente

Cock­tail exclusif le ven­dre­di 27 mars, dès 17h00
Bil­lets