Les comédies musicales de l’an 2000

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Les mille et une vies d'Ali Baba ©DR
Les mille et une vies d’Ali Baba ©DR
Les mille et une vies d’Ali Baba
au Zénith de Paris à par­tir du 23 sep­tem­bre 2000

Pour la petite his­toire, ce pro­jet serait né un soir de déprime dans un restau­rant maro­cain. Fab­rice Aboulk­er, prin­ci­pale­ment con­nu pour les mélodies qu’il a écrites pour son com­plice Marc Lavoine, a alors l’idée de mon­ter une comédie musi­cale sur Ali Baba. Il s’en­toure de Thibaut Cha­tel (auteur), Frédéric Doll (auteur) et Alain Lan­ty (com­pos­i­teur). Tous nav­iguent dans dif­férents milieux (télévi­sion, clips, films d’an­i­ma­tion, pub­lic­ité…) mais ont en com­mun de bien con­naître l’u­nivers de la var­iété française. Ensem­ble, ils com­posent quinze chan­sons aux couleurs très var­iées (pop, opérette, ballades…).

Pro­duit par Jean-Claude Camus, Les mille et une vies d’Ali Baba sera mis en scène par Joël Lauw­ers et aura des décors et des cos­tumes de Louis Désiré. Tous deux vien­nent du lyrique. Joël Lauw­ers promet ain­si que « le spec­ta­cle ne sera pas con­ven­tion­nel, nous devons réalis­er une comédie musi­cale pop­u­laire et de qual­ité ». Et Louis Désiré d’a­jouter que « l’aspect pop­u­laire du pro­jet m’a séduit. J’ai une vision très graphique, très syn­thé­tique de l’am­biance, qui doit être sim­ple­ment rehaussée d’une note ori­en­tale. Il faut des cos­tumes plutôt mod­ernes, sim­ples mais qui s’agi­tent parce que c’est aus­si une oeu­vre pop ». Pas d’Ori­ent de pacotille, donc, et la belle esclave Yas­mi­na portera une
robe avec un code-bar­res imprimé.

Des jeunes tal­ents prometteurs 
Ann’­So, Sonia Lacen, Sébastien Lor­ca et Sinan, qua­tre des héros des Mille et une vies d’Ali Baba.
Aux stars et aux Québé­cois, on a préféré faire appel pour le cast­ing à une pépinière de jeunes tal­ents qui devraient faire par­ler d’eux dans les mois à venir. Ali Baba est incar­né par Sébastien Lor­ca. Quant à Yas­mi­na, la jolie cap­tive dont il tombe amoureux, elle a les traits de Sonia Lacen, seize ans à peine mais déjà beau­coup de car­ac­tère… et de voix. C’est assuré­ment un cou­ple de jeunes pre­miers tel qu’on n’en avait pas vu depuis longtemps, avec une adorable fraîcheur et un ent­hou­si­asme char­mant à voir. A leurs côtés, on retrou­ve Sinan (vu dans Hair à Mogador) dans le rôle du Génie déli­rant mais un peu ringard. Il faut égale­ment citer Steeve de Paz qui incar­ne Cas­sim, le frère d’Ali, et Ann’­So dans le rôle de sa méchante femme.

Dix mois avant le début du spec­ta­cle, une grande con­férence de presse s’est tenue au club très select L’E­toile, afin de présen­ter le pro­jet et l’équipe. Le sin­gle du duo d’amour entre Ali Baba et Yas­mi­na, « Tu me man­ques depuis longtemps », doit sor­tir prochaine­ment et sera suivi de l’al­bum com­plet. A en juger par les quelques extraits que nous avons pu enten­dre, une énergie joviale et une bonne humeur com­mu­nica­tive sem­blent se dégager de l’oeuvre.

…et les mille et une autres comédies musicales 
Bien sûr, entre l’échec de spec­ta­cles à l’an­ci­enne et le suc­cès d’autres shows comme Notre Dame de Paris, les pro­duc­teurs français ont fait leur choix ! On ne s’é­ton­nera donc pas que nom­bre d’en­tre eux suiv­ent la recette Pla­m­on­don-Coc­ciante : un album con­cept com­posé par des grands noms de la var­iété et inter­prété par de jeunes chanteurs à la voix promet­teuse pour installer la notoriété du show des mois avant qu’il ne soit mon­té sur scène. Sans oubli­er bien sûr le sou­tien d’une cam­pagne mar­ket­ing sans faille.

Pour autant, il ne suf­fit pas de réu­nir les ingré­di­ents du chef pour réus­sir un plat de haute cui­sine. Souhaitons donc que ces musi­cals, loin de faire son­ner les clones de Notre Dame, con­nais­sent un suc­cès à la mesure des tal­ents des artistes qui y sont associés.

Da Vin­ci, les ailes de la lumière 
Au Casi­no de Paris du 1er juil­let au 30 août 2000

Une « odyssée pop-sym­phonique » sur Léonard de Vin­ci que l’on doit à Chris­t­ian Schit­ten­helm (anci­en­nement Chris­t­ian Cas­tel, vu dans Piaf, je t’aime, pre­mière ver­sion). L’al­bum, qui sera précédé par un pre­mier sin­gle, a été enreg­istré au Québec pour la par­tie vocale et à Prague par un grand orchestre pour la par­tie sym­phonique même si cer­taines chan­sons ont une tonal­ité plus pop. Quant au cast­ing, dans la meilleure tra­di­tion française qu’a inau­guré jadis Star­ma­nia, on est allé le chercher au Québec avec ça et là une touche française (David Chabert, Fabi­an Richard…).

Après son séjour au Casi­no, ce spec­ta­cle, qui fait par­tie des fes­tiv­ités offi­cielles de l’an 2000 de la Ville de Paris, devrait tourn­er en France (Lyon est d’ores et déjà con­fir­mé) puis, l’an­née suiv­ante au Japon et au Canada.

Roméo et Juli­ette, De la haine à l’amour 
Au Palais des con­grès à par­tir du 19 jan­vi­er 2001

Gérard Lou­vin, heureux pro­duc­teur d’émis­sions de télévi­sion et de spec­ta­cles, et Gérard Pres­gur­vic, auteur-com­pos­i­teur, sont les hommes-clé de ce spec­ta­cle adap­té de la grande his­toire d’amour de Will Shake­speare. Un pre­mier sin­gle sort en mars, l’al­bum com­plet peu après. On devrait en savoir plus sous peu puisque une con­férence de presse aura lieu à… la Saint-Valentin ! Amour, amour, quand tu nous tiens…

Ces musi­cals sont loin d’être les seuls actuelle­ment en pré­pa­ra­tion. Ain­si annonce-t-on déjà Moïse et les dix com­man­de­ments pour l’au­tomne 2000 (par Pas­cal Obis­po) ou Ver­di, une pas­sion, un des­tin pour l’an­née d’après (Alain Duault). Des spec­ta­cles sur lesquels Regard en Coulisse revien­dra prochainement.