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Les caméléons d’Achille

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Mise en scène et écri­t­ure : Corinne et Gilles Benizio

Avec Pas­cal Durozi­er, Maryse Poul­he, Corinne Benizio, Gilles Benizio, Valérie Crouzet

Lumières : Jacques Rouveyollis
Musique : Gilles Douieb, Vadim Sher

Shirley et Dino, c’est fini ! Corinne et Gilles Benizio ont rangé les robes vichy et les favoris du duo inso­lite qu’ils for­maient. Aujour­d’hui, les Benizio élar­gis­sent leur famille et accueil­lent de nou­veaux comé­di­ens dans leur dernier opus Les caméléons d’Achille.

Pour cette aven­ture col­lec­tive, les Benizio nous font partager les aven­tures et mésaven­tures d’une troupe explo­rant (et ren­dant hom­mage) à divers gen­res théâ­traux très mar­qués : boule­vard, mélo­drame, farce, Shake­speare et comédie musicale.
Si Shirley et Dino sont oubliés, leur ton décalé, loufoque et ten­dre est néan­moins présent. Il y a tou­jours cet esprit bon enfant et un poil foutraque qui fait tout leur charme. On se laisse facile­ment entraîn­er par leur bonne humeur et leur énergie, mais la forme volon­taire­ment com­pos­ite du spec­ta­cle donne for­cé­ment lieu à quelques iné­gal­ités et longueurs. On se délectera notam­ment de la par­o­die de mélo avec rebondisse­ments out­ranciers mais la par­tie comédie musi­cale aurait facile­ment pu aller plus loin, en s’in­spi­rant tout sim­ple­ment de ce qui peut se pass­er dans des Palais des Sports ou des Con­grès ! On passe cepen­dant un agréable moment, dénué de toute pré­ten­tion. Au con­traire, on baigne en per­ma­nence dans un ent­hou­si­asme rafraichissant et une sim­plic­ité de bon aloi.