Les 39 marches

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39marchesLon­dres. Richard Han­nay s’en­nuie au théâtre. Un coup de feu, un mort et hop le voilà à pro­téger une énig­ma­tique alle­mande bien­tôt assas­s­inée chez lui. Accusé à tort du meurtre il file en Ecosse (shock­ing, pour un pur british) afin de trou­ver ce qui se cache der­rière ces 39 march­es évo­quées par la défunte. Autant dire que ce pau­vre Richard va aller de sur­prise en sur­prise et vivre des aven­tures pal­pi­tantes, et nous avec. Au pas­sage il va sauver le monde et trou­ver l’amour.

Adapter au théâtre le film célèbre de sir Alfred Hitch­cock : une gageure ? Sans nul doute, mais un pari par­faite­ment réus­si ! Le spec­ta­cle démarre douce­ment avant d’adopter un rythme effréné, à tel point que le spec­ta­teur a le sen­ti­ment d’être plongé dans un car­toon. Les qua­tre comé­di­ens ne ména­gent pas leur peine pour inter­préter une galerie de per­son­nages grat­inés. Eric Metay­er en incar­ne 70 à lui tout seul… Son com­père Jean-Philippe Beche est logé à la même enseigne. En prime, Eric Metay­er se charge de la mise en scène, qui lie  inven­tiv­ité et dynamisme. Cette aven­ture poli­cière, vue sous l’an­gle de la déri­sion et du loufoque joue avec les codes de l’u­nivers hitch­cock­ien, entre la blonde pla­tine, les pour­suites, l’in­no­cent accusé de meurtre, le com­plot,… Chaque séquence pos­sède son lot d’in­ven­tion, met­tant rapi­de­ment le spec­ta­teur le plus réfrac­taire dans sa poche. Autant dire que ce spec­ta­cle est idéal pour se déten­dre grâce aux tal­ents con­jugués des acteurs déjà cités, sans oubli­er Andréa Bescond (par­faite autant en danseuse de music-hall qu’en blonde oblig­ée de plonger dans une riv­ière) et Christophe Laubion, fort amu­sant en british so british.