Leah Vincent — Divine Nala

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Leah Vincent © Disney. Photo : Brinkhoff / Mögenburg
Leah Vin­cent © Dis­ney. Pho­to : Brinkhoff / Mögenburg

Com­ment avez-vous com­mencé à chanter ?
J’ai com­mencé à chanter sur les bancs de l’église. J’ai beau­coup appris en accom­pa­g­nant ma mère à ses répéti­tions avec sa chorale. Dès l’âge de trois, qua­tre ans, ça a été un rêve pour moi de chanter et d’en faire mon méti­er. Vers huit ans, je rêvais même de jouer dans des comédies musi­cales et d’aller à Broad­way. Aujour­d’hui, je suis heureuse car mon rêve s’est réal­isé. Etre dans un musi­cal de Broad­way à Paris, c’est une aven­ture fantastique.

Qu’est-ce qui vous a don­né envie d’aller à Broadway ?
Le film Annie m’a boulever­sée ! Je trou­vais sa voix et son tal­ent mag­nifiques ! Je me suis dit : « Un jour, je veux faire la même chose ! ». Bon, main­tenant, je n’ai plus l’âge de faire Annie ! (rires) mais ça m’a beau­coup fait rêver.

Com­ment êtes-vous arrivée sur les audi­tions du Roi Lion ?
Je n’é­tais pas du tout au courant de ces audi­tions. Quand j’en ai enten­du par­ler, je me suis inscrite alors que c’é­tait déjà qua­si­ment la fin. Mais tout s’est bien passé ! J’ai essayé de me con­cen­tr­er sur ce que l’équipe artis­tique attendait de moi, et j’ai don­né tout ce que je pouvais.

Vous aviez vu le spec­ta­cle auparavant ?
Je savais que c’é­tait un spec­ta­cle mag­nifique, à faire et à voir mais je ne le con­nais­sais pas. Du coup, je n’avais pas la pres­sion comme cer­tains de mes collègues.

Quelles ont été vos pre­mières impres­sions quand vous avez com­mencé à répéter ?
Je me suis dit « là, Leah, il va fal­loir te bouger, c’est un autre niveau, il va fal­loir tout don­ner ! ». Avec la méth­ode améri­caine, on demande beau­coup aux artistes. On a beau­coup d’in­for­ma­tions en très peu de temps. Il faut rester con­cen­tré. Pour moi, c’é­tait vrai­ment un défi que de jouer le rôle de Nala : que ce soit au niveau du corps, des mou­ve­ments de la tête, des chan­sons, des dialogues.

Vous aviez une expéri­ence de la comédie ?
C’est vrai qu’à la base, j’ai surtout été for­mée en tant que chanteuse. Mais j’ai fait une pre­mière comédie musi­cale, Free­dom Opéra Gospel, avec Muriel Her­mine et j’ai beau­coup appris avec elle. Le Roi Lion est d’un niveau dif­férent et là, j’ai par­ti­c­ulière­ment appris durant les répétitions.

Julie Tay­mor est venue sur la fin des répéti­tions. Qu’a-t-elle apporté de plus ?
Heureuse­ment qu’elle était là ! Ca se voit qu’elle est la créa­trice du spec­ta­cle. Ca s’est sen­ti tout de suite. On avait tous déjà beau­coup appris avec l’équipe artis­tique, mais quand elle est arrivée, elle a tout peaufiné. Grâce à elle, j’ai mieux com­pris le rôle, ce qu’elle attendait de moi au niveau de la choré­gra­phie de « Terre d’om­bre », au niveau des chan­sons… Ca m’a énor­mé­ment aidée et motivée. C’est vrai­ment quelqu’un d’ex­tra­or­di­naire et une femme très talentueuse.

Par­lez-nous de « Terre d’Om­bre » justement…
Un jour, une amie me fai­sait la réflex­ion : « Leah, tu as l’air essouf­flée sur ce pas­sage ». Je lui ai expliqué que c’é­tait nor­mal. A ce moment-là, Nala a cou­ru partout, elle s’est retrou­vée avec Scar qui manque de la vio­len­ter, elle s’ar­rache de sa famille pour trou­ver une solu­tion pour son peu­ple… Je ne vais pas chanter ce pas­sage comme je chante du gospel ou de la var­iété française. Je vais chanter avec le coeur d’une jeune lionne qui souf­fre. Il faut savoir manier tout ça ensem­ble, mon­tr­er, à tra­vers la voix et la choré­gra­phie, de la force et de la douleur.

Com­ment décririez-vous Nala ?
C’est une jeune lionne très forte, mal­gré les angoiss­es qu’elle a pu vivre. Elle se bat pour récupér­er sa terre et que son peu­ple mène une vie nor­male et heureuse. C’est un per­son­nage qui va jusqu’au bout.

Qu’est-ce qui est le plus dur pour vous ?
Ca reste la con­cen­tra­tion ! On n’a pas le droit de se relâch­er. Il faut se rap­pel­er qui est le per­son­nage, ce qu’on doit lui apporter en plus chaque soir. On ne peut pas se dire : « Ca y est, c’est acquis ». Ca n’est jamais acquis. Tous les soirs, il faut donner.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans cette aventure ?
En pre­mier lieu : chanter ! Surtout une chan­son aus­si mag­nifique que « Terre d’om­bre ». Et puis l’équipe est fan­tas­tique, des artistes en pas­sant par l’équipe maquil­lage, cos­tumes… Tout le monde est motivé pour don­ner le meilleur de soi-même et ça se ressent, on voit le résul­tat. Je crois qu’on ne peut pas vivre ça sur chaque spec­ta­cle, c’est vrai­ment une béné­dic­tion. Tous les soirs, c’est magnifique !