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Le Testament de Vanda (Critique)

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Le Testament de VandaTexte : Jean-Pierre Siméon
Mise en scène et jeu : Elisa Ruschke
Vio­lon­celle : Orane Duclos
En parte­nar­i­at avec l’ENSATT et le Théâtre des Marronniers

Notre avis :

Van­da est une sans-papi­er orig­i­naire des Balka­ns. Elle racon­te son par­cours caho­tique et empreint de vio­lence, tant physique que morale, aus­si bien dans son pays d’o­rig­ine que dans son pays « d’ac­cueil » qui lui ouvri­ra surtout les portes d’un cen­tre de réten­tion. Elle s’adresse essen­tielle­ment à son enfant, fig­ure invis­i­ble mais telle­ment présente, qu’elle appelle « belette ».

Elisa Ruschke met en scène et inter­prète de façon à la fois touchante et per­cu­tante Le Tes­ta­ment de Van­da, un texte de Jean-Pierre Siméon. Si Elisa Ruschke est seule à s’ex­primer ver­bale­ment sur scène, la présence de la vio­lon­cel­liste Orane Duc­los apporte une dimen­sion sup­plé­men­taire à l’oeu­vre. Le vio­lon­celle inter­vient qua­si­ment comme une bande sonore de film. Il rythme les événe­ments décrits aus­si bien par sa musi­cal­ité évi­dente que par des formes de bruitages et de sonorités inhab­ituelles. Orane Duc­los, par des regards et des atti­tudes, incar­ne égale­ment la présence de cer­tains per­son­nages que ren­con­tre Van­da. Tout en évi­tant de som­br­er dans le mis­éra­bil­isme ou un par­ti pris exces­sif, ce duo d’artistes fait du Tes­ta­ment de Van­da un spec­ta­cle poignant et attachant.