Le Pont des Soupirs (critique)

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le-pont-des-soupirsOpéra bouffe de Jacques Offen­bach

livret d’Hec­tor Crémeux et Ludovic Halévy

avec: Syl­vain More­au, Christophe Ray­nal, Elis­a­beth Barthel, Marie-Anne Chas­saing, Christophe Aza­ïs de Verg­eron, Brigitte Ran­di, Bernard Parzysz, Gaé­tan Caulliez, Danièle Savel­li, Thier­ry Dar­tois

Résumé: Cornar­i­no Cornar­i­ni, doge de Venise et ami­ral de la flotte véni­ti­enne, a déserté par crainte d’une défaite immi­nente dans le com­bat naval qui l’oppose à la flotte enne­mie. Accom­pa­g­né de son écuy­er Bap­tiste, il se dirige déguisé vers son palais pour y retrou­ver sa chère épouse. La belle Cata­ri­na est à son bal­con, écoutant les séré­nades que lui don­nent, d’abord son page Amoroso, puis son ambitieux et fourbe cousin Fabi­ano Fabi­ani Mala­trom­ba. Celui-ci fait arrêter Amoroso et le fait jeter en prison.

Notre avis: Le réper­toire de Jacques Offen­bach est telle­ment riche qu’il sem­ble inépuis­able et de nom­breuses troupes d’amateurs ont à cœur de se pencher sur les œuvres oubliées pour les faire revivre le temps de quelques représen­ta­tions. Après avoir mon­té Belle Lurette et Boule de neige il y a quelques années, la troupe Alle­gro Furioso se penche une nou­velle fois sur une rareté du petit Mozart des Champs-Elysées avec Le Pont des soupirs.

Si le livret n’est pas d’un grand intérêt, le spec­ta­cle est hon­nête. Les solistes, le chœur et l’orchestre mon­trent beau­coup d’enthousiasme et s’amusent joyeuse­ment à nouer et dénouer cette intrigue véni­ti­enne.

On regret­tera seule­ment une mise en scène un peu trop sta­tique don­nant par­fois l’impression d’assister à une ver­sion con­cert de la pièce et un trop grand nom­bre d’ajouts de jeux de mots et de cita­tions ne per­me­t­tant plus à ceux qui vien­nent décou­vrir l’œuvre d’entendre le livret orig­i­nal.