Accueil Critique Le jour où j’ai rencontré Franz Liszt (Critique)

Le jour où j’ai rencontré Franz Liszt (Critique)

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jour-rencontre-franz-lisztAuteur : Pas­cal Amoyel
Mise en scène : Chris­t­ian Fromont
Avec : Pas­cal Amoyel
Lumières: Philippe Séon

Résumé : On dit sou­vent que la vie de Franz Liszt est un roman C’est sans doute bien en deçà de ce que fut son extra­or­di­naire des­tinée Celui qui fut la pre­mière grande « star » de l’his­toire, vir­tu­ose adulé à tra­vers toute l’Eu­rope, inven­teur du réc­i­tal, séduc­teur aux mille con­quêtes et fer­vent croy­ant, fut aus­si le com­pos­i­teur le plus vision­naire de son tempsencore bien mécon­nu aujour­d’hui. C’est en pleine gloire qu’âgé de 35 ans, il sur­prend le monde par une déci­sion qui boule­verse son existence…
Sur des musiques de Bach, Mozart, Beethoven, Chopin, Schu­mann, Liszt…, c’est avec son regard émer­veil­lé d’en­fant que Pas­cal Amoyel nous con­vie à ren­con­tr­er « son » Franz Liszt alors âgé de 7 ans, vivant dans une petite ville de Hon­grie… Le pub­lic voy­age à leurs côtés dans un spec­ta­cle à la forme unique mêlant musique, théâtre, et…magie.
Une créa­tion musi­cale d’une rare intensité !

Notre avis : Pas­cal Amoyel a certes un beau tal­ent de pianiste, mais égale­ment de con­teur et de comé­di­en. Comme un enfant, il s’amuse à inter­préter lui-même tous les per­son­nages de l’histoire qu’il nous racon­te : celle de lui, tout jeune, qui décou­vre grâce à son grand-père la musique de Franz Liszt, puis celle de Franz Liszt, enfant prodi­ge du piano qui avant de devenir com­pos­i­teur eut une incroy­able car­rière de con­certiste. Il se glisse avec sim­plic­ité dans la peau des dif­férents pro­tag­o­nistes et nous dévoile avec humour et ten­dresse, la vie de celui qui est à l’origine de sa voca­tion de pianiste. On apprend beau­coup sur Liszt et on décou­vre une per­son­nal­ité attachante au car­ac­tère fort et au tal­ent exceptionnel.

La pro­gram­ma­tion musi­cale est très intel­ligem­ment agencée et ne se con­tente pas du seul réper­toire de Franz Liszt, mais met en par­al­lèle ses com­po­si­tions avec celles de ses prédécesseurs, de ses con­tem­po­rains et même de ses suc­cesseurs. Même si l’ensemble manque un peu d’audace et d’extravagance, la vir­tu­osité de Pas­cal Amoyel au piano et son aisance sur scène per­me­t­tent de plonger douce­ment dans son univers nostalgique.