Le Cabriolet (Critique)

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Une comédie chan­tante de Camille Saféris & Hervé Devolder.
Mise en scène : Hervé Devolder.
Avec : Juli­ette Galoisy & Camille Saferis. Hugo Renard ou Alain Bernard au piano.

Thier­ry emmène sa femme Flo­rence refaire vingt ans plus tard leur pre­mier « voy­age d’amour » en Ital­ie, dans l’espoir de raviv­er leur pas­sion. L’autoradio plein de chan­sons, ils repren­nent la même route, s’arrêtent devant les mêmes couch­ers de soleil pour s’embrasser… Mais Flo­rence fre­donne déjà une autre chanson…

Notre avis :
En nous faisant vivre à bord d’une véri­ta­ble Alfa Giuli­et­ta 1972 le deux­ième voy­age de noces d’un cou­ple établi depuis vingt ans mais miné par les écueils de l’usure et de la jalousie, ce « road-musi­cal-the­atre » se pro­pose d’explorer une nou­velle carte du Ten­dre sur un mode léger et sans pré­ten­tion, soutenu par une agréable con­ti­nu­ité entre par­ties chan­tées et dia­logues – la présence inin­ter­rompue de rimes dans les textes par­lés entre­tient une forme de musi­cal­ité et fait naître la bonne humeur tout le long de la pièce.
Si la forme tient très bien la route – c’est le cas de le dire ! – avec une symétrie des sit­u­a­tions et un découpage ryth­mé, si le pro­pos sur une forme assumée du cou­ple libre est à la fois orig­i­nal et bien­venu, on trou­ve inutile l’accumulation de gros mots et les clichés sex­istes dont ni l’homme ni la femme ne ressor­tent gran­dis. En revanche, on goûte avec plaisir les refrains entraî­nants, les regards des deux comé­di­ens qui en dis­ent long sur les rela­tions entre les per­son­nages et les tableaux figés très expres­sifs qui ponctuent le tra­jet, ain­si que les hila­rantes inter­ven­tions du pianiste.