Le Cabaret de verre (Critique)

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cabaret-de-verreDe et avec Mar­i­on Sand­ner et Nico­las Comiti.

Et aus­si avec Antoine Helou (mât chi­nois), Mari­ka Maz­zan­ti (cerceau aérien et chant), Urga (clown fêlée), Pamela Sweet (clown car­ré­ment fêlée), Nico­las Comi­ti (équili­bres sur cannes), Mar­i­on Sand­ner (cla­que­ttes), Air­Tap Com­pa­ny (plus de cla­que­ttes), Aleks Gutier­rez (roue cyr), Maxime Cravenne (con­tor­sion).

Vous aimez les cla­que­ttes, des numéros de cirque impres­sion­nants, les clowns décalés ? Venez au Cabaret de Verre, cette soirée est pour vous!
Rosie et Gérard, la reine du kitsch et l’ex­pert de rien du tout vous invi­tent à la huitième édi­tion publique du Cabaret De Verre.
Vous voulez, vous extasi­er, rigol­er, vous amuser, être éton­né, écouter, admir­er, vous pas­sion­ner, vous émer­veiller, vous ent­hou­si­as­mer, vous pâmer, crier au mir­a­cle… Venez faire un petit tour et vous repar­tirez enchan­tés ! Installez vous con­fort­able­ment, le spec­ta­cle va commencer.

Notre avis : Cette huitième édi­tion du Cabaret de verre prou­ve, si besoin était, que cirque, chant, danse et théâtre ont de très bonnes raisons de faire scène com­mune. Pen­dant près de deux heures et demie, en voy­ant se suc­céder des numéros très divers, on a l’agréable et plaisante impres­sion d’être à la fois sous un chapiteau et dans une salle de concert.
Comme des ponc­tu­a­tions pleines de tonus, les cla­que­ttes expertes de Mar­i­on Sand­ner, seule, en duo ou avec son groupe Air­tap, vien­nent ryth­mer la soirée qui, mal­gré quelques baiss­es de régime ici ou là – notam­ment les tran­si­tions –, réus­sit à main­tenir une haute qual­ité d’ensemble. On retien­dra en par­ti­c­uli­er la per­for­mance de Antoine Helou au mât chi­nois qui, par son aisance et son savoir-faire, sus­cite autant l’admiration que provoque le fris­son. Dans le style acro­batie tout en mus­cles, les équili­bres de Nico­las Comi­ti font égale­ment forte impres­sion. Mais, par dessus tout, parce qu’on raf­fole des clowns qui s’adressent aux adultes, on se sou­vien­dra longtemps de la très poli­tique­ment incor­recte Urga et la très névrosée Pamela Sweet, toutes deux fêlées dans des gen­res dif­férents, jouant de leur répar­tie et instal­lant un univers mi-absurde mi-trash absol­u­ment irré­sistible et réservé à un pub­lic averti.
On souhaite à la prochaine édi­tion de peaufin­er encore sa flu­id­ité d’ensemble et de con­tin­uer à fédér­er des artistes aus­si talentueux.