Le Bal des Vampires lève le voile

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Lun­di 17 mars au Théâtre Mogador, Stage Enter­tain­ment lev­ait le voile sur sa pro­duc­tion de la ren­trée prochaine : Le Bal des Vam­pires. Adap­té du film de Roman Polan­s­ki de 1967, ce musi­cal (musique de Jim Stein­man, livret et paroles de Michael Kun­ze) fut d’abord créé à Vienne en 1997 avant d’être joué dans douze pays dif­férents (du Japon à l’E­stonie). A par­tir du 16 octo­bre 2014, c’est donc à Paris que les vam­pires danseront.
La con­férence de presse, ani­mée par Arnaud Cazet (directeur du mar­ket­ing de Stage Enter­tain­ment France) a vu s’ex­primer Jacques Sir­gent, un vam­piro­logue, puis Michael Kun­ze, paroli­er et libret­tiste (à not­er que l’adap­ta­tion française sera signée par Nico­las Nebot et Ludovic-Alexan­dre Vidal).
Enfin, Roman Polan­s­ki, ova­tion­né par le pub­lic présent, a répon­du avec humour et facétie aux ques­tions con­cer­nant la genèse du projet.
La troupe a été révélée au pub­lic avant que la con­férence ne se con­clue sur un numéro sanglant et dansant qui se déroulait aus­si bien sur scène que dans la salle.
Ren­dez-vous à l’au­tomne prochain pour voir si ces vam­pires séduiront le pub­lic parisien.

La troupe du Bal des Vampires avec Roman Polanski (c) Julien Benhamou
La troupe du Bal des Vam­pires avec Roman Polan­s­ki © Julien Benhamou

La dis­tri­b­u­tion des rôles prin­ci­paux est la suiv­ante : Comte von Krolock : Dumé, Sarah : Rafaëlle Cohen, Alfred : Daniele Car­ta Matiglia, Le Pro­fesseur : David Alex­is, Cha­gal : Pierre Samuel, Mag­da : Moniek Boers­ma, Rebec­ca : Solange Mil­haud, Her­bert von Krolock : Sinan Bertrand, Koukol : Guil­laume Geoffroy.
A l’is­sue de la con­férence de presse, nous avons ren­con­tré cer­tains des artistes de la troupe, tous très excités à la per­spec­tive de tra­vailler prochaine­ment avec Roman Polanski.

Dumé, rôle de Her­bert Van Krolock
Après avoir joué le shérif de Not­thing­ham dans Robin des Bois, Dumé endossera le rôle de Krolock.

« J’ai passé les cast­ings alors que j’é­tais en plein Robin des Bois. Pen­dant plusieurs semaines, j’ai jonglé entre Sher­wood et la Tran­syl­vanie ! Lorsque j’ai appris que je fai­sais par­tie du cast­ing final, je me suis lit­térale­ment roulé par terre ! Avoir la chance de chanter une telle oeu­vre, d’y tenir un rôle aus­si impor­tant et d’être dirigé par Roman Polan­s­ki, ça va être dif­fi­cile de faire mieux. Se retrou­ver face à quelqu’un qui a tant de tal­ent, c’est exci­tant, même si cela fait quand même très peur, donc je n’ai qu’une chose à faire: être bon ! Main­tenant, je suis très impa­tient de démar­rer les répéti­tions. J’au­rai d’ailleurs à peine un mois pour souf­fler, entre la fin de la tournée de Robin des Bois au mois de juin et les répéti­tions du bal qui démar­rent au mois d’août. ça va être un marathon !
Le Comte Krolock est en quelque sorte le maître du château où four­mil­lent tous ces vam­pires… Il règne sur cette cour. Nul ne con­nait pré­cisé­ment son âge, il doit avoir entre 1000 et 2000 ans, même si cela ne se voit pas physique­ment! Il va avoir un coup de foudre pour la jeune Sarah qui vit dans un petit vil­lage alen­tour… Amoureux de cette belle jeune fille, il ne va pour­tant pas oser la mor­dre tout de suite et cette his­toire d’amour se retrou­ve au cen­tre du spectacle. »

Rafaëlle Cohen, rôle de Sarah
On a pu voir Rafaëlle dans Sis­ter Act à Mogador ain­si que dans Kid Manoir & &2.

« J’ai été ravie, très flat­tée, excitée à l’idée de tra­vailler avec Roman Polan­s­ki et une équipe d’artistes for­cé­ment incroy­ables, car je savais qui audi­tion­nait et je sais aus­si que Stage choisit tou­jours des gens très bons ! Le cast­ing a duré cinq tours, ça a été intense.
Sarah est une jeune fille très pro­tégée par ses par­ents. Elle, tout ce qu’elle veut, c’est d’aller décou­vrir l’in­ter­dit : le château des vam­pires sur l’autre colline. Elle est très pure, elle n’a pas vécu grand chose, elle est naïve. Et elle est pas­sion­née par les bains avec de la mousse ! (rires)
J’ai décou­vert l’ex­is­tence de cette comédie musi­cale avec l’au­di­tion, et j’ai vu le film après avoir appris qu’il y avait ces audi­tions. J’ai beau­coup aimé, l’hu­mour est très sub­til et n’a pas vieil­li. J’ai du mal à croire que je vais tra­vailler avec Roman Polan­s­ki. A l’au­di­tion finale, il était là et nous a un peu dirigés et j’ai sen­ti déjà la grandeur de l’homme. »

Sinan Bertrand, rôle de Herbert
Depuis ses débuts dans Ali Baba, Sinan enchaîne les rôles dans des spec­ta­cles musi­caux. Il est actuelle­ment à l’af­fiche de Le Legs au Théâtre de Poche Montparnasse.

« Her­bert est le fils du Comte Krolock, il se trou­ve qu’il tombe amoureux du héros, Alfred, est a envie de le cro­quer. C’est un per­son­nage assez drôle parce qu’il allie le côté vam­pire aux longues dents avec le côté homo­sex­uel fan de poésie et grand roman­tique, anci­enne époque. Je suis ravi de ce rôle de com­po­si­tion totale ! L’idée de tra­vailler avec Polan­s­ki ? Ca fait saliv­er ! Je suis très con­tent que mes débuts avec Stage Enter­tain­ment me don­nent l’oc­ca­sion de tra­vailler avec un tel per­son­nage, que j’ad­mire depuis très longtemps. Quand j’é­tais au lycée, c’é­tait déjà un réal­isa­teur recon­nu et célébré, mais j’é­tais aus­si fasciné par l’ac­teur parce que je l’avais vu dans En atten­dant Godot sur scène et j’avais été bluffé. Quand les grands réal­isa­teurs sont aus­si des grands comé­di­ens, c’est tou­jours grat­i­fi­ant. Ils ont un dis­cours qui est proche des comé­di­ens, ils com­pren­nent le proces­sus. C’est très exci­tant… et ça fait un peu peur aussi ! »

Stéphane Métro, ensem­ble et dou­blure Krolock
On a pu voir Stéphane entre autres dans Chance, Jesus-Christ Super­star et Roméo et Juli­ette.

« Je suis « night­mare » dans l’ensem­ble, je ne sais pas encore ce que ça veut dire (rires) et je suis dou­blure Krolock. Le cast­ing a été long, sur cinq tours, depuis octo­bre de l’an­née dernière, jusqu’au final devant Polan­s­ki. Durant le proces­sus de cast­ing, j’ai évidem­ment regardé le film, que je ne con­nais­sais pas, et vu des extraits du spec­ta­cle sur le net. Ca a l’air grandiose ! En tant que comé­di­en, quand on a la chance d’être mis en scène par quelqu’un d’aus­si tal­entueux, qui a cette vision, que ce soit au ciné­ma ou au théâtre, on est comme un gamin qui attend la récréa­tion. Je me réjouis ! »