Laurent Couson : Homme, femmes, mode d’emploi

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Laurent Couson
Lau­rent Couson

Com­ment vous est venue l’idée de ce spectacle ?
Il y a beau­coup de spec­ta­cles qui ont été faits par des femmes sur leurs his­toires d’amour avec les hommes, je voulais pour une fois écrire l’histoire d’un homme qui par­le de ses femmes, com­ment elles l’ont con­stru­it, puis aban­don­né, puis com­ment elles sont rev­enues à lui. La con­di­tion d’homme n’est pas si facile à vivre, et Mon­sieur Lux­u­re, per­son­nage qui croit tenir les femmes en son pou­voir va en faire les frais. Au début du spec­ta­cle, il est déçu des femmes, seul et misog­y­ne, il va appren­dre à aimer et à voir, grâce à elles.

Com­ment le définiriez-vous ?
C’est un spec­ta­cle musi­cal qui tient plus du con­cert mis en scène que de la comédie musi­cale. La rai­son prin­ci­pale est que nous sommes les musi­ciens du spec­ta­cle et aus­si ceux qui inter­prè­tent les rôles. Je voulais par­ler de ce sujet en musique et en mots, car seule la musique peut pren­dre le relais quand les mots ne suff­isent plus, c’est aus­si la meilleure façon d’explorer l’inconscient d’un personnage.

Quelles ont été vos sources d’in­spi­ra­tion pour ce spectacle ?
Les femmes bien sûr, leurs qual­ités, leurs défauts mais aus­si toutes les peurs qu’ont les hommes trop surs d’eux : le temps, la soli­tude, l’abandon.
Il y a aus­si tous mes amours musi­caux : le jazz, le clas­sique et le rock. Ils suiv­ent les humeurs du per­son­nage, on n’a pas tou­jours envie d’écouter la même musique… Nous avons essayé de créer avant tout un son de « groupe » qui mélangerait les gen­res en y appor­tant la cohérence des sen­ti­ments et des états d’âme du personnage.

Y a t il une part autobiographique ?
Toute ressem­blance avec un per­son­nage exis­tant ou ayant existé ne serait que pure coïncidence…

Vous avez tourné récem­ment avec Claude Lelouch, en ten­ant le rôle prin­ci­pal de son dernier film. Pou­vez-vous nous par­ler de cette expérience ?
Cette expéri­ence a été unique et mer­veilleuse. Claude Lelouch m’a offert le plus beau cadeau que l’on puisse faire à un com­pos­i­teur : inter­préter le per­son­nage qui joue et com­pose les musiques du film. Cela fait longtemps que je voulais jouer la comédie, il m’a offert le plus beau démar­rage que l’on puisse rêver. Il m’a appris beau­coup de choses sur ce méti­er et sur moi-même. Main­tenant je ne peux plus envis­ager la musique sans les mots, l’image, ou une his­toire. Mon­sieur Lux­u­re est le pro­longe­ment direct du tra­vail que j’ai fait sur ce film où je me retrou­ve de nou­veau auteur-com­pos­i­teur et acteur-chanteur. Je ne serais pas sur les planch­es aujourd’hui sans Claude Lelouch.