L’amour est un oiseau rebelle (Cabaret lyrique) (Critique)

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l-amour-est-un-oiseau-rebelleCabaret lyrique
Avec Elise Archam­bault (sopra­no), Diego Munhoz ou Xavier Toyas (piano)
Mise en scène / lumières : Rodolphe Corrion
Décors / acces­soires : Philippe Binard

Bien­v­enue au Cabaret lyrique ! Autour de suc­cès de l’opérette, de la valse, du tan­go, de l’Offenbach et du Mozart, ce spec­ta­cle entend assumer sa con­tra­dic­toire appel­la­tion en pro­posant des airs d’opéra dans le cadre du pop­u­laire et tru­cu­lent cabaret. De l’humour, de la sen­su­al­ité et de la sagesse pour par­ler du Désir, cette force qui envahit l’être humain à tout instant de la vie, ori­ente son chemin et trace sa des­tinée. S’adressant autant aux néo­phytes qu’aux mélo­manes, ce ren­dez-vous musi­cal fes­tif, léger et éclec­tique promet un heureux moment de partage, de plaisir et de bonne humeur !
Au pro­gramme : Mozart, Mes­sager, Yvain, Yradier, Offen­bach, Strauss, Schu­bert, Massenet…
Notre avis :
Présen­té comme un cabaret lyrique, ce spec­ta­cle arrive à alli­er sans peine – chose assez rare – la décon­trac­tion et la prox­im­ité du music-hall à la rigueur vocale qu’on attend du chant d’opéra. Un choix d’airs con­trastés et qui s’écarte heureuse­ment de la liste de tubes ressas­sés – séré­nades, chan­sons à boire, ritour­nelles à cou­plets, mélodies clas­siques, scènes d’opéra – vient illus­tr­er ces amours de femme dont on retient la pétu­lance et les facéties mais encore plus les recueille­ments plus intimes et les cauchemars. Idéale­ment soutenue au piano, Élise Archam­bault, dont le charisme lyrique emporte et séduit immé­di­ate­ment, se fond avec brio dans ces incar­na­tions de l’amour, tan­tôt oiseau tan­tôt rebelle. Une soirée idéale qui con­quer­ra aus­si bien les lyri­cophiles paten­tés que tous ceux qui veu­lent fuir la morosité de fin d’année.