Une pièce de Alan Ayckbourn
Adaptation de Michel Blanc
Mise en scène de José Paul
Avec Isabelle Gélinas, Bruno Madinier, Lysiane Meis, Chick Ortega.
Musique de Jean-Claude Camors
Décors de Edouard Laug
Costumes de Pascale Bordet
Lumières de Laurent Béal
Si Alan Ayckbourn n’avait pas son style si particulier, la plupart de ses pièces ne pourraient être que des farces ou du boulevard de qualité. Mais l’auteur anglais (également librettiste et metteur en scène de comédies musicales telles le By Jeeves d’Andrew Lloyd Webber), maîtrise à perfection cet art du trait juste, pertinent et percutant qui donne aux situations qu’il choisit de traiter une dimension profonde et humaine.
Dans L’amour est enfant de salaud, une jeune femme coincée et psychorigide (Isabelle Gélinas), héberge provisoirement une camarade d’enfance (Lysiane Meis) et son nouveau petit ami (Bruno Madinier). Celui-ci ressent immédiatement de l’antipathie pour la propriétaire des lieux, jusqu’au jour où… Sur ce schéma relativement classique (personnages aux caractères radicalement opposés), Ayckbourn brosse une comédie à la fois tendre et caustique, pointant avec justesse et impertinence les travers de nos contemporains lorsqu’ils sont confrontés à l’amour et la passion.
Servi par une brillante distribution, une mise en scène efficace et un décor très pop, L’amour est enfant de salaud est une comédie parfois tendre, parfois cruelle, mais toujours jubilatoire.