La vie (titre provisoire) (Critique)

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lavie-titreprovisoireUn con­cert de et avec François Morel et Antoine Sahler, mise en scène par Juliette

Elle est pas belle la vie ? Si.
François Morel et Antoine Sahler se lan­cent en chan­tant dans l’aventure de minia­tures humaines, avec tam­bours et trompettes. Juli­ette met en scène ce cabaret ten­dre, pro­jet human­iste de réc­on­cil­i­a­tion durable avec le fait d’exister.

Notre avis : Quel bon­heur de retrou­ver François Morel sur scène, égrenant les chan­sons de son nou­v­el album dans une mise en scène mali­cieuse de sa com­plice Juli­ette. Loin d’être un tour de chant clas­sique, le chanteur sait amuser son pub­lic par des imi­ta­tions grat­inées (aus­sitôt coupées par Antoine Sahler, qui le remet illi­co sur le droit chemin), par le livre du spec­ta­cle où tout, à com­mencer par l’imprévu, est con­signé… Mais l’humoriste, dou­blé du bril­lant chroniqueur que l’on sait, n’a pas son pareil pour cap­tiv­er l’auditoire avec des chan­sons inspirées, tan­tôt drôles, tan­tôt plus ten­dres. Basées sou­vent sur des obser­va­tions, des pich­enettes du des­tin, elles font mouche. Accom­pa­g­nés par des musi­ciens aux petits oignons, François Morel dis­tille donc ces petits moments de bon­heur. Des airs aux teintes d’Alain Sou­chon, comme « La vie », d’autres plus per­son­nels et à chaque fois de jolies décou­vertes. Certes quelques titres pâtis­sent d’une écri­t­ure qui laisse un peu per­plexe (« Celui qui » pour évo­quer la perte d’un enfant), mais foin de ces réserves, l’excellence de l’ensemble l’emporte haut la main.