Accueil Critique La tour de Pise

La tour de Pise

0

Avec Jeanne Rosa
Mise en scène de Diastème
Assisté de Damien Bricoteaux
Lumières : Stéphane Baquet
Décors : Cécille et Georges

Après La nuit du ther­momètre et 107 ans, Diastème nous pro­pose aujour­d’hui La tour de Pise, une des tri­om­phes de l’été dernier en Avi­gnon. Dans sa nou­velle pièce, une jeune femme se retrou­ve face à sa pho­bie du ver­tige. S’adres­sant à une per­son­nage que l’on ne voit pas alors qu’on la force à s’a­vancer sur un plon­geoir, la jeune femme est sur la défen­sive, avant de se livr­er et de con­fi­er ses névros­es et ses blessures. De l’au­teur, on recon­naî­tra l’ironie féroce et ce ton doux-amer où la douleur cotôie sans cesse la tendresse.

Seule sur scène, l’épous­tou­flante Jeanne Rosa nous entraîne au bord d’un plon­geoir qui s’ap­par­enterait au fil d’un rasoir. D’anec­dotes en con­fes­sions, elle nous tis­sera le por­trait d’une jeune femme com­plexe et com­plexée, mais ter­ri­ble­ment attachante.
Por­tant la pièce sur ses épaules, Jeanne Rosa est tour à tour drôle et trag­ique, pathé­tique et vul­nérable, mais tou­jours juste.
Diastème nous con­firme son tal­ent, Rosa nous révèle le sien.