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La Java des Mémoires

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Spec­ta­cle conçu et mis en scène par Roger Louret.
Avec Thomas Bois­sy, Cather­ine Delourtet, Car­o­line Devismes, Hervé Domingues, Lucy Har­ri­son, Stéphane Jacques et Yves Bou­quet (accordéon­iste).

Les Folies Bergère aiment Roger Louret et Roger Louret aime les Folies Bergère. C’est sur la scène de cet ex-cabaret parisien que le met­teur en scène a choisi de remon­ter sa pre­mière créa­tion musi­cale. Des Années Twist aux Z’An­nées Zazous, en pas­sant par La Fièvre des Années 80, les spec­ta­cles estampil­lés « Louret » ont déjà ren­con­tré l’ac­cueil posi­tif du pub­lic des Folies et s’in­scrivent par­faite­ment dans l’ori­en­ta­tion pop­u­laire voulue par la direc­trice du lieu, Hélène Martini.

Créée en 1991 pour être joué à Montclar (Lot-et-Garonne) dont est orig­i­naire Roger Louret, La Java des Mémoires fut une nou­velle étape ‑musi­cale- dans l’his­toire de sa com­pag­nie. Elle sera nom­inée aux Molières en 1993. C’est avec « une équipe de jeunes loups », tout de même déjà présente dans ses précé­dents spec­ta­cles, que Roger Louret a choisi de repar­tir dans cette aventure.

A tra­vers dif­férents tableaux, il évoque par des chan­sons d’époque la France des années 30–40. De la salle de classe quand les maîtres tiraient les oreilles et les élèves por­taient des uni­formes — qu’on dirait une pho­togra­phie vivante de Dois­neau — aux bom­barde­ments alle­mands sur Paris, le pub­lic retrou­ve avec un plaisir non dis­simulé une France désuète, mais ter­ri­ble­ment rede­v­enue à la mode, avec ses airs d’ac­cordéon et ses femmes en résille. Les années ont passé, les airs sont restés et on se sur­prend à fre­donner une mélodie qu’on croy­ait oubliée. Les chanteurs se répon­dent à coups de cou­plets, refrains, par­fois seule­ment d’un mot. Cha­cun défend un rôle et le con­naît sur le bout des doigts. Sans par­ler de l’ex­cel­lente presta­tion de l’ac­cordéon­iste, Yves Bou­quet, aus­si mous­tachu que rouquin. La Java des Mémoires est à n’en pas douter la spec­ta­cle musi­cal de l’été. D’ailleurs il est tel un petit vin blanc : pétil­lant, frais et à déguster sans modération.