La folle histoire du Petit Chaperon Rouge (Critique)

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chaperon-rougeChan­sons : Pas­cal Joseph & Nico­las Giraud.
Direc­tion musi­cale : Nico­las Giraud.
Mise en scène : Léon.
Créa­tion lumière : Eric Cha­ran­sol.
Décors : Sébastien Bar­bot.
Avec Émi­lie Jonas, Anjaya, Stan Believe, Nico­las Giraud, Jérôme Lif­szyc, Yann Moczad­lo.

Voici l’histoire du Chap­er­on Rouge comme vous ne l’avez jamais vue.

Un loup dandy, fourbe et affamé, un bucheron cana­di­en plus trouil­lard qu’un lapin, des petits rats rappeurs, des arbres dansant le Fla­men­co, et beau­coup d’autres sur­pris­es vous atten­dent. Avec humour et sur une musique endi­a­blée, cette troupe sur-vit­a­m­inée nous entraîne dans des péripéties ou rien ne se passe jamais comme prévu.

Une comédie musi­cale pour toute la famille !

Notre avis (mise à jour, nou­velle dis­tri­b­u­tion 2016) :

Avec sa nou­velle dis­tri­b­u­tion, le spec­ta­cle déjan­té (lire notre cri­tique de novem­bre 2014 ci-dessous) garde toute sa fraîcheur. Emi­lie Jonas reprend le rôle du Petit Chap­er­on Rouge avec beau­coup d’investissement et d’énergie, elle créé une com­plic­ité avec les enfants et les emmène lit­térale­ment avec elle dans ses aven­tures. Stan Believe est for­mi­da­ble en loup-garou drôle et effrayant ain­si qu’en sor­cière puis en Caille-Rat. Yann Moczad­lo est hila­rant en bûcheron sen­si­ble. Les rôles de Mère et de Mère-Grand sont tou­jours inter­prétés par la pétil­lante Anjaya qui donne deux car­ac­tères très dif­férents mais tout aus­si déli­rants à ses per­son­nages. Son inter­ven­tion en Caille-Rat est égale­ment un grand moment. L’accompagnement musi­cal sur scène de Nico­las Giraud et Jérôme Lifzyc est dynamique et leurs inter­ven­tions en tant que comé­di­ens sont très réussies.

Notre avis (cri­tique parue lors des représen­ta­tions de 2014) :

Cette ver­sion du Petit Chap­er­on Rouge est résol­u­ment mod­erne ! Entre les choré­gra­phies aux accents hip-hop et les dia­logues qui rebondis­sent, l’e­sprit con­te de fées tra­di­tion­nel est assez loin.
L’his­toire signée Pas­cal Joseph (égale­ment com­pos­i­teur du spec­ta­cle et musi­cien sur scène) fait penser à un mélange entre Le petit chap­er­on rouge et Le Magi­cien d’Oz. Les dia­logues four­mil­lent de références cul­turelles qui, s’ils ne touchent pas directe­ment les enfants, font large­ment rire leurs ainés.

Chaque per­son­nage a une per­son­nal­ité très affir­mée. Ain­si, Rouge, inter­prétée par Emmanuelle Bouaz­iz fait penser à une héroïne de man­ga, le loup est fourbe et dandy, le bûcheron nous fait beau­coup rire avec son accent cana­di­en, la grand-mère est très cocasse, etc. Cette pléi­ade de per­son­nages entraîne le pub­lic dans un « road-movie » plein de sur­pris­es. La mise en scène est dynamique et s’har­monise com­plète­ment avec les choré­gra­phies mod­ernes. La chan­son du loup-garou qui reprend le célèbre Thriller est un moment très savoureux, autant pour le jeune pub­lic qui le décou­vre, que pour les par­ents qui rep­lon­gent dans leurs sou­venirs.

Côté musique, la présence de deux musi­ciens sur scène, est un par­ti pris totale­ment gag­nant. Com­plète­ment inté­grés à la mise en scène, ils changent d’in­stru­ments très fréquem­ment, ce qui donne une touche musi­cale orig­i­nale à chaque chan­son. Leur maîtrise et leur aisance leur per­me­t­tent d’affin­er leur jeu, au même titre que les comé­di­ens. Enfin, les chan­sons ne se can­ton­nent pas à un seul style musi­cal : dis­co, blues, folk, zouk, coun­try, rapp et même fla­men­co, tout y passe !

Le cast­ing est égale­ment par­ti­c­ulière­ment réus­si. Emmanuelle Bouaz­iz campe un chap­er­on man­ga, énergique et très attachant. Le bûcheron, alias Arnaud Del­motte, ne manque pas d’hu­mour et de déri­sion. Quand à Anjaya et Yohann Bertinet­ti, ils ne ména­gent pas leur énergie pour don­ner vie à leurs mul­ti­ples per­son­nages.

En résumé, ce Petit Chap­er­on Rouge est un spec­ta­cle drôle, punchy et mod­erne que vos enfants apprécieront à coup sûr ! Le CD disponible à l’achat à la fin du spec­ta­cle, tourne d’ailleurs en boucle depuis.

(Lea Rozen­tal)