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La Dietrich

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la-dietrichUn cabaret musi­cal de et avec Car­o­line Nin.
Piano : Christo­pher Culpo • Mise en scène : Julia Holt.

Bien­v­enue dans le monde fan­tai­siste de Car­o­line Nin, bien­v­enue dans sa vision de la star de l’écran que fût Mar­lène Diet­rich (27/12/01 — 06/05/92).
La beauté ciné­matographique, la présence scénique de la sirène de L’Ange Bleu (1929) ou de Shang­hai Express (1932), sont inévitable­ment présentes dans cet hom­mage mais Car­o­line Nin se con­cen­tre avant tout sur le rôle qu’a joué Diet­rich sur le front entre 1942 et 1944 et entraîne le pub­lic dans une péri­ode peu con­nue de la star.

Quelques mois après Mar­lène D., un spec­ta­cle sur Mar­lene Diet­rich, totale­ment dif­férent, est à l’af­fiche. Et c’est une réus­site. Car­o­line Nin a une présence féline à souhait, une voix suave et sen­suelle, une musi­cal­ité par­faite grâce à Christo­pher Culpo qui signe des arrange­ments inspirés pour les chan­sons de la star. Il est ques­tion ici de faire revivre Mar­lene Diet­rich en util­isant des extraits d’in­ter­views, en vis­i­tant cer­tains aspects de son par­cours. Entre son auda­cieuse audi­tion pour L’Ange Bleu, son refus buté d’in­ter­préter « Les feuilles mortes », son amour pour un John­ny, inno­cente bre­bis piquée dans la salle, sa pas­sion pour Jean Gabin,… Car­o­line Nin, surtout dans la pre­mière par­tie où elle s’in­car­ne véri­ta­ble­ment sans pour autant essay­er d’imiter la diva, parvient à faire ressen­tir le par­fum de la dame, fille de mil­i­taire qui a passé une bonne par­tie de sa vie à tout con­trôler : sa car­rière comme ses émo­tions. Et le dernier titre : « Lazy after­noon » chipé au réper­toire de Sina­tra, l’un de ses amants, happe le spec­ta­teur. Assuré­ment à découvrir.