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La Dame de chez Maxim (Critique)

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Adap­ta­tion & Mise en scène : Bernard ROZET
Direc­tion Musi­cale : Pas­cal HILD
Con­seiller Choré­graphique : Rodolphe ROUSSEAU

Avec Isabelle BONNADIER, Anne-Lise FAUCON, Jeanne-Marie LEVY, Nadine MADRID-EMIN, Ysabel MARCOZ, Corinne MERIC, Lisa PEYRON…

Tous les deux ans, la Bien­nale du Fort de Bron met en valeur à la fois le spec­ta­cle vivant et le pat­ri­moine archi­tec­tur­al de la région lyon­naise. En 2011, un clas­sique du vaude­ville, signé Fey­deau, est à l’hon­neur. La Dame de Chez Max­im est jouée plus par­ti­c­ulière­ment dans l’e­sprit de la comédie-vaude­ville, ce genre où les scènes de comédies alter­nent avec les séquences chantées.

La trame est la suiv­ante. Au lende­main d’une nuit trop arrosée, Mon­sieur Pety­pon décou­vre avec stupé­fac­tion qu’il a fait venir dans la cham­bre con­ju­gale une danseuse du Moulin Rouge, la Môme Crevette. Un quipro­quo fâcheux le con­traint à la présen­ter publique­ment comme étant son épouse afin d’éviter le scan­dale. Il entre alors dans un engrenage infernal…

Le con­cept de la bien­nale invite les spec­ta­teurs à par­courir plusieurs par­ties du fort de Bron, chaque acte étant inter­prété en plein air dans un lieu dif­férent. Ce principe con­stitue assuré­ment un des points forts des représen­ta­tions. Les spec­ta­teurs sont ain­si con­viés au mariage qui a lieu dans le deux­ième acte et dînent à cette occasion.

Les comé­di­ens, chanteurs et musi­ciens font hon­neur à l’oeu­vre de Fey­deau en excel­lant dans le reg­istre comique. Les répliques fusent et font inman­quable­ment mouche. Anne-Lise Fau­con, charmeuse et enjouée, incar­ne remar­quable­ment le per­son­nage tout en gouaille de la Môme Crevette. Les effets comiques sont égale­ment accen­tués par la mise en scène inven­tive et ryth­mée de Bernard Rozet. Assuré­ment, cette ver­sion de La Dame de Chez Max­im sem­ble vouée à un suc­cès mérité cet été.