La cantatrice chaude (Critique)

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cantatrice-chaudeDe et avec Isa Fleur.
Mise en scène : Hervé Devolder.

Vive­ment con­seil­lé à tous les polis­sons et polis­sonnes de dix-huit à qua­tre-vingt-huit ans !

De la chan­son d’amour à la chan­son glam­our en pas­sant par la chan­son d’humour.

Notre avis :

Avec un titre pareil, nous savons déjà ce qui attend le spec­ta­teur. Isa Fleur, seule en scène, nous inter­prète des chan­sons ten­dres, douces, enflam­mées et grivois­es ! Elle nous fait voy­ager à tra­vers le siè­cle avec des chan­sons de Louis Poter­at (« Pre­mier ren­dez-vous ») à Georges Brasssens (« Qua­tre-vingt quinze pour cent ») en pas­sant par ses pro­pres créations.

Elle y met du cœur, et ses inter­pré­ta­tions sont à la hau­teur des textes. Son œil frétille, pétille, ses mains ont envie et son corps aimerait en avoir plus. Et c’est ici le seul point négatif de ce spec­ta­cle : elle s’accompagne elle-même au piano, non pas qu’elle soit mau­vaise pianiste, loin de là, mais elle est telle­ment expres­sive et drôle qu’on aimerait qu’elle soit tout entière disponible pour inter­préter ses chan­sons, libre de ses mouvements.

Cer­tains textes font se tor­dre de rire la salle, comme celui de la chan­son « Le tsoin-tsoin (à Bouf­fé­mont) », qui nous dit : « Il passe ses journées entières à Bouf­fé­mont… ». Tout un pro­gramme donc, c’est lourd, drôle, et Isa Fleur s’en donne à cœur-joie. La célèbre chan­son « La grosse bite à Dud­ule » fait égale­ment par­tie du show ! Mal­gré son inter­pré­ta­tion hila­rante de la chose, ce spec­ta­cle est donc tout de même pour un pub­lic averti.

L’artiste nous pro­pose égale­ment sa vision, for­cé­ment débridée, des célèbres dessins ani­més Dis­ney, Cen­drillon et Blanche Neige ! Là encore, c’est drôle et son énergie ain­si que sa gouaille font le reste.

Un spec­ta­cle à vivre, à écouter et à voir pour pass­er un très bon moment avec cette artiste qui prend beau­coup de plaisir à être sur scène !