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La Bohème — On l’appelle Mimi

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La Bohème par Baz Luhrmann ©DR
La Bohème par Baz Luhrmann ©DR

Opéra en qua­tre tableaux de Gia­co­mo Puc­ci­ni. Livret de Giuseppe Gia­cosa et Lui­gi Illi­ca, d’après le roman Scènes de la vie de bohême de Hen­ry Mürger.

Créa­tion
Le 1er févri­er 1896 à Turin.

A Paris le 13 juin 1898, par l’Opéra-Comique sur la scène du Théâtre Lyrique de la Place du Châtelet.

Syn­op­sis
A Paris, vers la fin du siè­cle dernier, le pein­tre Mar­cel­lo, le philosophe Colline, le musi­cien Schau­nard, et le poète Rodolphe vivent mis­érable­ment la « vie de bohème ». C’est le soir du réveil­lon de Noël que Rodolphe ren­con­tre sa jeune voi­sine, Mimi. La nuit, le froid, la mis­ère les rap­prochent et, en quelques instants, ils tombent dans les bras l’un de l’autre.
Au café Momus, Rodolphe présente Mimi à tous ses amis. La demi-mondaine Musette arrive à son tour, au bras d’une nou­velle con­quête. Elle fait tout pour attir­er l’at­ten­tion de Mar­cel­lo, son ancien amant, et finit par se jeter dans ses bras, lais­sant l’ad­di­tion à son vieux protecteur.
Quelques mois plus tard, Mimi rejoint Mar­cel­lo et Musette qui vivent à présent ensem­ble et leur con­fie sa peine : la jalousie de Rodolphe devient inviv­able. Ses jours à elle sont pour­tant comp­tés puisqu’elle souf­fre de la tuberculose.
La nuit, désir­ant revoir tous ses amis, Mimi rejoint Rodolphe pour la dernière fois. Tous la con­so­lent et vont lui acheter un man­chon pour la pro­téger du froid. Durant leur absence, Mimi s’en­dort dans les bras de Rodolphe pour la dernière fois.

Le thème
L’im­pres­sion­nisme mis en musique : à tra­vers une mul­ti­tude de détails et de touch­es musi­cales, Puc­ci­ni décrit la vie de Paris à l’époque de ses études au con­ser­va­toire. « Je ne con­nais per­son­ne qui ait décrit le Paris de cette époque aus­si bien que Puc­ci­ni dans La Bohême » a d’ailleurs avoué Debussy lors de la créa­tion de l’ou­vrage en France. Puc­ci­ni, qui ne recule sou­vent devant aucun effet de sen­si­b­lerie pour tir­er une larme aux spec­ta­teurs, fait ici preuve d’une grande finesse pour pein­dre les vari­a­tions psy­chologiques de ses per­son­nages, en par­ti­c­uli­er celles de Mimi, cer­taine­ment l’un des plus beaux por­traits de femme de l’his­toire de l’opéra.

L’his­toire der­rière l’histoire 
Le roman de Mürg­er n’a pas cessé d’in­spir­er les auteurs et les com­pos­i­teurs : nom­bre de pièces, d’opéras, de zarzue­las (opérettes espag­noles) ont été écrites d’après ce roman, jusqu’à la comédie musi­cale, qui a repris ce thème à son compte avec Rent.
La bohème a été créée à l’Opéra-Comique. La célèbre mai­son le con­sid­ère à ce point comme faisant par­tie de son pat­ri­moine qu’elle n’hésite pas à le pro­gram­mer au cours de la même sai­son que Bastille !

Ver­sions de référence
Les incon­di­tion­nels de Maria Callas se sat­is­fer­ont de l’en­reg­istrement de 1957 chez EMI. Les autres choisiront le légendaire enreg­istrement Mirella Freni/Luciano Pavarot­ti sous la baguette de Kara­jan chez Dec­ca ou bien encore la ver­sion 1974 chez RCA avec Placido Domin­go et Montser­rat Caballe.
Par­mi les nou­veautés, on men­tion­nera l’en­reg­istrement de Angela Georghiu et Rober­to Alagna, dirigé par Ric­car­do Chail­ly, qui vient de paraître chez Dec­ca (1999).