L’Opéra de Sarah : Molière 2009 du meilleur spectacle musical — Les réactions d’une équipe gagnante

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Jérôme Pradon ©DR
Jérôme Pradon ©DR

Alain Mar­cel
Notre pre­mière réac­tion, c’est qu’on est tous fous de bon­heur !
J’ai eu ma pre­mière nom­i­na­tion à la toute pre­mière édi­tion des Molières, il y a 23 ans. Depuis, je suis repar­ti qua­tre fois bre­douille et j’é­tais prêt à suiv­re le même chemin cette année !
Ce qui est agréable, c’est de rem­porter ce Molière sur une créa­tion plutôt que sur une adap­ta­tion comme La Petite bou­tique des hor­reurs ou Peter Pan [NDRL : spec­ta­cles que Alain Mar­cel a adap­tés et mis en scène].
Sarah est un pro­jet qui s’est fait en telle­ment d’é­tapes, telle­ment d’an­nées, comme autant d’ex­a­m­ens suc­ces­sifs, et ce Molière nous amène de la force ain­si que la cer­ti­tude de la fais­abil­ité d’une reprise.
Il va beau­coup nous aider et aider les pro­jets suiv­ants. Si j’avais un voeu à for­muler, c’est qu’a­vant mes 70 ans, on me donne des moyens com­pa­ra­bles à ceux que j’avais avant (ou presque) et qui me per­me­t­traient de mon­ter un spec­ta­cle avec orchestre, six à douze comé­di­ens, des cos­tumes et des décors.
En tout cas, aujour­d’hui, L’Opéra de Sarah est en très bonne voie pour une reprise au Rond-Point et une créa­tion de la deux­ième par­tie au cours de la sai­son 2010–2011.

Jérôme Pradon
Ca fait chaud au coeur que la pro­fes­sion couronne un spec­ta­cle qui a eu des prob­lèmes com­mer­ci­aux, qui n’a pas bien marché, où le pub­lic n’a pas été au ren­dez-vous, un peu comme s’ils enfonçaient le clou en dis­ant :  » vous voyez, vous avez raté ça !  » (rires). On est par­ti de rien, per­son­ne ne voulait de ce spec­ta­cle, on a eu du mal à l’im­pos­er, alors, ter­min­er par un Molière fait extrême­ment plaisir et nous con­forte dans l’idée qu’on est sur la bonne voie. Il donne une belle répu­ta­tion pour le prochain stade, quand on fera enfin l’in­té­grale.

Gré­go­ry Antoine
Je suis évidem­ment extrême­ment heureux ! Heureux d’abord pour ce for­mi­da­ble créa­teur qu’est Alain. J’ai la chance de tra­vailler à ses côtés depuis seize ans et la qual­ité de notre com­plic­ité rend main­tenant notre col­lab­o­ra­tion très agréable et — j’e­spère — effi­cace. Ce qu’il dit à mon pro­pos est extrême­ment touchant et je suis très fier de ten­ter d’être, comme il le dit, « son bras droit et sa jambe gauche » (pas trop gauche, j’e­spère !).
Heureux ensuite d’avoir tra­vail­lé avec Jérôme qui a assumé avant tant de tal­ent et d’én­ergie ce rôle incroy­able­ment improb­a­ble. Heureux égale­ment d’avoir retrou­vé Damien [NDRL : Roche, pianiste] qui a su si bien tran­scen­der les idées et les rêves d’Alain pour créer un accom­pa­g­ne­ment si pré­cis et inven­tif.
J’ai enfin une pen­sée pour Hervé Lom­bard [NDLR : respon­s­able du son] sans qui ce spec­ta­cle ne serait pas arrivé si claire­ment aux oreilles du pub­lic.
Je me réjouis de com­mencer le tra­vail sur l’in­té­grale alors, comme Alain le fait dire à Sarah : « Please, please for­get me not (…) Nous nous retrou­verons bien­tôt… n’est-ce pas ? ».