Accueil Talent à suivre L’équipe des Nouveaux Romantiques — « Actuels et nostalgiques »

L’équipe des Nouveaux Romantiques — « Actuels et nostalgiques »

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Christine Kandel, Mark Marian, Anandha Seethanen, Olivier Ruidavet dans Les nouveaux romantiques © Mathias Bord
Chris­tine Kan­del, Mark Mar­i­an, Anand­ha Seetha­nen, Olivi­er Rui­dav­et dans Les nou­veaux roman­tiques © Math­ias Bord

Actuelle­ment à l’af­fiche de l’Es­saïon, Les nou­veaux roman­tiques nous rep­lon­gent dans l’u­nivers des années 80, celles de l’âge d’or du Top 50 où les stars s’ap­pelaient Steph de Monac’, Parte­naire Par­ti­c­uli­er ou Jakie Quartz… « J’ai tou­jours eu envie d’ex­ploiter ce réper­toire, con­fie Stéphane Ly-Cuong, con­cep­teur et met­teur en scène du spec­ta­cle. Si beau­coup de ces chan­sons peu­vent avoir un côté kitsch, dépouil­lées de leurs arrange­ments eight­ies et réin­ter­prétées — par­fois détournées — elles peu­vent révéler une autre facette ! »

L’idée de ce pro­jet naît à l’au­tomne dernier. « Nous avons com­mencé à nous voir ponctuelle­ment, pour écouter des chan­sons, les tester, nous les appro­prier, explique Stéphane. Ensuite, tout est allé très vite. Nous avons présen­té quelques extraits à Marie Fab­ry, la direc­trice de l’Es­saïon, le 1er mars. Elle nous a appelés le lende­main pour nous pro­pos­er de jouer à par­tir du 30 mars. Même si les délais étaient courts, nous ne pou­vions pas refuser cette oppor­tu­nité. Nous avons tra­vail­lé dans l’ur­gence mais ce fut très stim­u­lant ! Dès que nous avons envis­agé ce pro­jet, nous nous sommes dits que l’Es­saïon serait une salle par­faite pour ce type de spec­ta­cle. Nous sommes donc ravis d’y jouer. Marie est une des rares per­son­nes à don­ner une chance à des artistes peu ou pas con­nus de s’ex­primer sur une scène. »

Pour ce spec­ta­cle, Stéphane retrou­ve qua­tre comé­di­ens-chanteurs, déjà présents sur Par­adis­co, son court-métrage précé­dent, rejoints par Pas­cal Bolan­tin. Tous incar­nent des arché­types pré­cis. Chris­tine Kan­del sera la roman­tique irrécupérable. « Mon per­son­nage est tou­jours un peu à côté de la plaque, avoue-t-elle. Au fil des répéti­tions, il est passé de ‘roman­tique’ à ‘roman­tique-gaffeuse-provin­ciale-endi­manchée-musi­ci­enne-auteur-com­positrice’. En bref, je suis servie ! ».
Mark Mar­i­an inter­prète un gay décom­plexé : « J’in­car­ne ‘une pétasse can­dide’ (dix­it le met­teur en scène), une espèce de coif­feuse de ban­lieue, qui n’a pas for­cé­ment inven­té l’eau tiède, mais qui peut se révéler attachant. »
Olivi­er Rui­dav­et est, quant à lui, un coincé psy­cho-rigide. « Mais méfiez-vous de l’eau qui dort, pré­cise-t-il. Dès que mon per­son­nage com­mence à goûter aux joies de l’amour… Il ne peut plus s’en pass­er ! »
Anan­da Seetha­nen inter­prète une jeune femme libérée : « Dis­ons-le, mon per­son­nage est une chau­dasse qui aime séduire et domin­er. Evidem­ment, elle est aux antipodes de ma per­son­nal­ité mais je m’a­muse beau­coup à l’in­ter­préter ! » Quant à Pas­cal Bolan­tin, il est « le rabat-joie de ser­vice, le dés­abusé cynique qui ne croit pas du tout en l’amour et regarde d’un oeil dis­tant ces céli­bataires qui se démè­nent comme des insectes ! »

Mal­gré l’hu­mour et la déri­sion, le spec­ta­cle flirte ouverte­ment avec la mélan­col­ie, comme si les moyens de com­mu­ni­ca­tion actuels, entre inter­net et télé­phone portable, cen­sés sim­pli­fi­er les rap­ports entre les gens, les com­pli­quaient. « J’as­sume com­plète­ment cet aspect là, con­fie Stéphane. J’es­saye de main­tenir un cer­tain équili­bre entre le rire et la tristesse… Après, c’est à cha­cun — selon son humeur du moment — de pren­dre ce qu’il envie de pren­dre ! »