Kevon, la voix qui swingue !

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KevonPou­vez-vous nous par­ler de vos pre­miers pas dans la chanson ?
J’ai un par­cours plutôt clas­sique : mes par­ents m’ont inscrit dès mon plus jeune âge dans une école de musique où j’ai appris le chant et le piano. En par­al­lèle, j’allais à l’église toutes les semaines, et j’y ai beau­coup pro­gressé dans les chœurs d’enfants. C’est ce qui m’a amené vers le gospel. A 13 ans, j’ai eu un gros coup de foudre pour Richard Small­wood, ses cho­ristes… Ils m’ont inspiré et je me suis vrai­ment lancé dans le gospel. Aujourd’hui, grâce à Swing­ing Life, j’élargis mon horizon.

Com­ment êtes-vous arrivé sur Swing­ing Life ?
C’est un con­cours de cir­con­stances : j’étais directeur de chorale à Paris et, au cours d’un con­cert, j’ai ren­con­tré Jan Stumke, le pianiste de Swing­ing Life. Il m’a d’ailleurs enten­du chanter « His Eye Is On The Spar­row », d’où la ver­sion que l’on faite dans le spec­ta­cle. Il m’a pro­posé d’auditionner dès le lende­main de notre ren­con­tre et je me suis présen­té au casting.

Qu’est-ce qui vous a plu dans ce projet ?
J’aime vrai­ment chanter en anglais et un show com­plète­ment con­stru­it avec des chan­sons noires améri­caines, c’est l’extase ! Le jazz, le blues, le gospel, ce sont tous les ingré­di­ents qu’il me fal­lait pour accepter. Et humaine­ment, il s’est passé quelque chose tout de suite, j’ai accroché !
Le seul bémol, c’est que je n’étais ni comé­di­en, ni danseur… vrai­ment pas. La danse et moi, on a tou­jours eu un petit problème !
Je suis donc allé au cast­ing en dis­ant très hon­nête­ment que je pou­vais chanter ce qu’ils attendaient de moi mais que la danse n’était pas mon fort. On est par­ti sur ces bases-là et je suis ici aujourd’hui.

Vous avez donc pris la danse comme un challenge ?
C’était pour moi LE gros chal­lenge et par­fois je m’étonne moi-même. D’autant qu’à l’époque des répéti­tions, j’étais en par­al­lèle sur l’émission de télé « Sing Off » [NDLR : un télé-cro­chet auquel Kevon a par­ticipé avec le groupe Tale of Voic­es], il fal­lait que je mémorise tous les pas. Au final, ça a marché, ce qui prou­ve à quel point le cerveau est puis­sant (rires).

Kevon Swinging Life
Kevon et Aurélie Lamalle dans Swing­ing Life

A pro­pos de « Sing Off », vous avez pu men­er de front ces deux pro­jets totale­ment différents ?
Bien sûr, notam­ment grâce à l’équipe de Swing­ing Life qui était der­rière moi et venait par­fois m’encourager lors des prime times. C’est comme une famille, on se laisse faire d’autres choses et on s’encourage. Il y a une très grande cohé­sion entre nous, au quotidien.

Après la vic­toire de Tale of Voic­es dans « Sing Off », vous con­tin­uez de chanter en par­al­lèle pour le groupe et pour Swing­ing Life ?
Oui, il peut arriv­er que je sois absent mais, pour le moment, cela s’emboîte plutôt bien donc je suis assez sat­is­fait. D’un côté, il y a Swing­ing Life qui est une aven­ture de cœur extrême et, de l’autre, Tale of Voic­es, ma pre­mière famille, et il y a vrai­ment des mem­bres de ma famille dans ce groupe. J’essaie de con­cili­er les deux, d’autant qu’avec le groupe nous sommes sous con­trat chez Sony Music ; je fais donc mon max­i­mum pour prof­iter tant que je peux de Swing­ing Life.

Qu’avez-vous retiré de l’expérience « Sing Off » ?
C’est intéres­sant d’être jugé, de savoir ce que tu vaux et où tu vas. Sou­vent, les gens nous dis­ent « bra­vo c’est super ». Là, on a un retour plus com­plet. J’aime les cri­tiques con­struc­tives, qu’elles soient pos­i­tives ou néga­tives. Je n’ai pas de prob­lème d’ego et cela per­met d’évoluer, de savoir sur quoi il faut tra­vailler. Et puis, il y a eu un retour posi­tif par le pub­lic et c’était agréable.

Est-ce que l’expérience de Swing­ing Life vous aide dans votre tra­vail avec Tale of Voic­es, et réciproquement ?
Ah oui vrai­ment, les deux sont indis­so­cia­bles ! En ter­mes de jeu, en ter­mes de danse et d’expression cor­porelle, Swing­ing Life m’a ouvert incroy­able­ment ! J’utilise tout ce que j’ai appris dans Tale of Voic­es, je suis beau­coup plus apte à me mou­voir, je ne m’en sen­tais pas capa­ble avant.

A terme, vous allez devoir vous con­sacr­er à votre groupe. Vous imag­inez-vous par­ticiper de nou­veau à un spec­ta­cle musical ?
Totale­ment ! J’ai décou­vert quelque chose et je ne compte pas le lâch­er. Je ne con­nais­sais pas la comédie musi­cale, c’est vrai­ment arrivé comme un cheveu sur la soupe et ça a été une vraie découverte !

De quoi avez-vous envie pour le futur ?
Je me suis sur­pris à faire une fiche de mes rêves les plus fous et j’en ai beau­coup ! Par­mi les rêves à réalis­er, il y a une ambi­tion per­son­nelle, j’aimerais par exem­ple faire un album solo (et pas de gospel, même si c’est mon point fort), il y a des choses qui se pré­par­ent d’ailleurs. Evidem­ment, je souhait­erais pour­suiv­re l’aventure avec mes frères de Tale of Voic­es et pourquoi pas con­tin­uer la comédie musicale !

Et pour finir où peut-on vous voir dans les mois à venir ?
Il y a donc Swing­ing Life encore quelques jours à Paris et en tournée, une tournée égale­ment avec Tale of Voic­es et un nou­veau disque que nous allons enreg­istr­er pen­dant l’été. Et en exclu­siv­ité pour vous, nous allons aus­si faire un spec­ta­cle avec Natasha St Pier dans les mois qui vien­nent. Encore une nou­velle et belle expéri­ence, c’est un épanouisse­ment quotidien.

Revoir les répéti­tions de Swing­ing Life filmées par Regard en Coulisse:

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=gEJVR0n4qPA[/youtube]

La chan­son Price Tag inter­prétée par Kevon et Tale of Voic­es lors de l’émis­sion « Sing Off » :

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=jMiWm-0XlGU[/youtube]