Julien Husser, alias Link

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Julien Huss­er dans Hairspray©Jeanmichel‑G

Com­ment avez-vous décou­vert la comédie musicale ?
J’ai abor­dé la scène au sein d’une troupe de danse hip hop.  Pour être hon­nête, je ne savais même qu’il exis­tait des écoles de comédie musi­cale. Tout a com­mencé dans un club de vacances. J’ai ren­con­tré un coach vocal qui m’a inscrit aux audi­tions de l’AICOM (l’Académie Inter­na­tionale de Comédie Musi­cale). Cette audi­tion a été une révéla­tion sur le méti­er que je voulais faire. Jusque-là, je chan­tais dans les karaokés. La ren­con­tre avec Pierre-Yves Duch­esne et d’autres pro­fesseurs ont changé ma vision des choses. Dès la deux­ième année, j’ai inté­gré la troupe d’Aladin, de Mer­lin, et d’Anne Frank.

Tout s’est enchaîné très vite ?
Oui, j’ai fini l’AICOM en  2009 et j’ai enchaîné en 2010 avec Un vio­lon sur le toit et Sauna au Vingtième Théâtre.  Ce fut un véri­ta­ble virage artis­tique. Nous avons réal­isé un tra­vail vocal et cor­porel très intense. C’est là que le choré­graphe d’Hair­spray m’a vu sur scène, et qu’il m’a con­tac­té pour pass­er les auditions.

Com­ment voyez-vous le rôle de Link ?
Je n’ai pas eu à chercher très loin : le per­son­nage me ressem­ble énor­mé­ment à la base. J’ai tou­jours eu le sen­ti­ment de devoir être con­stam­ment dans le « paraître ». Link ne prend pas par­ti, mais, au fond de lui, il a des valeurs et n’aime pas l’injustice. Je l’ai abor­dé très instinc­tive­ment et j’ai peaufiné le rela­tion­nel avec les autres per­son­nages. Corny Collins est son men­tor par exemple.

Que retirez-vous de cette expérience ?
J’aime par­ti­c­ulière­ment les spec­ta­cles qui sont à fond dans l’énergie. Ça me fait vibr­er. Cela a été l’occasion de faire des ren­con­tres humaines et artis­tiques for­mi­da­bles. Per­son­nelle­ment, j’ai gag­né en confiance.

Est-ce que vous recom­man­deriez l’AICOM comme for­ma­tion de comédie musicale ?
Oui, mais il faut être con­scient que ce méti­er demande un véri­ta­ble investisse­ment. Les profs sont très com­pé­tents. Par­mi mes cama­rades de classe, j’ai remar­qué que les garçons arrivent mieux à en vivre car ils sont moins nom­breux que les filles dans ce milieu.  Per­son­nelle­ment, je con­sid­ère que je suis loin d’avoir fini ma for­ma­tion. C’est une ouver­ture. Je con­tin­ue mon appren­tis­sage à chaque nou­velle expérience.