Je ne sais quoi

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D’après les chan­sons d’Yvette Guil­bert et sa cor­re­spon­dance avec Freud
Auteur : Nathalie Joly
Mise en scène : Jacques Verzier
Avec : Nathalie Joly et Jean Pierre Gesbert
Durée : 1h15

Lien vers l’Européen

Cri­tique du 20 sep­tem­bre 2010 :

Freud et Yvette Guil­bert… Deux per­son­nal­ités que l’on ne pense pas for­cé­ment à rap­procher l’une de l’autre. Et pour­tant le père de la psy­ch­analyse s’est pris de pas­sion pour la chanteuse réal­iste, jusqu’à entretenir une cor­re­spon­dance avec elle. C’est sur ce principe que le spec­ta­cle est con­stru­it. Nathalie Joly incar­ne une Yvette Guil­bert au charme suran­né et à la voix assurée (sans pour autant égaler le tim­bre incroy­able de l’o­rig­i­nale). Au piano Jean-Pierre Ges­bert com­mente, enri­chit le propos.

Avec sa présence tran­quille, sûre d’elle, Nathalie Joly égrène les chan­sons, par­ti­c­ulière­ment bien choisies en adop­tant les atti­tudes de miss Guil­bert, les poings volon­tiers joints dès qu’une chan­son, entre le par­lé et le chan­té, se ter­mine. Des airs très con­nus comme « Madame Arthur » côtoient de petites per­les à redé­cou­vrir. Le spec­ta­cle, ébauché à la demande de la Société Psy­ch­an­a­ly­tique de Paris, con­naît un bril­lant par­cours, large­ment mérité.

Une autre bonne idée est d’avoir édité le cd du spec­ta­cle ain­si que la cor­re­spon­dance entre Freud et Yvette Guil­bert. Vous pou­vez vous pro­cur­er ce doc­u­ment sur place.