Jack et la mécanique du coeur (Critique)

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jack-et-la-mecanique-du-coeur-afficheRéal­i­sa­tion : Math­ias Malzieu et Stéphane Berla
avec les voix de Math­ias Malzieu, Olivia Ruiz, Grand Corps Malade, Jean Rochefort, Rossy de Pal­ma, Dani,…
Scé­nario : Math­ias Malzieu, d’après son livre et le cd « la mécanique du coeur »

Musique : Dionysos

sor­tie le 5 févri­er 2014

Édim­bourg 1874. Jack naît le jour le plus froid du monde et son cœur en reste gelé. Le Doc­teur Madeleine le sauve en rem­plaçant son cœur défectueux par une hor­loge mécanique. Il sur­vivra avec ce brico­lage mag­ique à con­di­tion de respecter 3 lois : pre­mière­ment ne pas touch­er à ses aigu­illes, deux­ième­ment maîtris­er sa colère et surtout ne jamais, Ô grand jamais, tomber amoureux. Sa ren­con­tre avec Miss Aca­cia, une petite chanteuse de rue, va pré­cip­iter la cadence de ses aigu­illes. Prêt à tout pour la retrou­ver, Jack se lance tel un Don Qui­chotte dans une quête amoureuse qui le mèn­era des lochs écos­sais à Paris, jusqu’aux portes de l’Andalousie.

Notre avis : Un film français en image de syn­thèse, ce n’est pas si courant. Et ce film musi­cal poé­tique mérite que l’on s’y arrête. Né du désir de Math­ieu Malzieu, leader du groupe Dionysos, auteur d’un roman et d’un « con­cept album » homonyme, le résul­tat allie poésie, ten­dresse, humour et rend hom­mage à de nom­breux films et réal­isa­teurs. Certes l’in­trigue, après un début promet­teur, n’est pas très char­p­en­tée, par­fois le rythme s’emballe comme s’il fal­lait faire tenir un max­i­mum de mots et d’é­mo­tions dans une scène, mais ces réserves mis­es à part il est plus que plaisant de se laiss­er emporter par ce héros roman­tique, son coeur hor­loge lui cau­sant bien des tra­cas. Parce que, bien enten­du, il se met­tra en colère et, bien pire encore, tombera amoureux. Une réelle ten­dresse se dégage de ces per­son­nages, y com­pris ceux qui se trou­vent en sec­ond plan, à l’in­star de Méliès auquel Jean Rochefort prête sa voix, non sans drô­lerie. Et quelle émo­tion d’en­ten­dre la voix de Bashung dans un numéro fer­rovi­aire (il incar­ne la par­tie som­bre de Jack). Avec leurs têtes hyper­trophiées, leurs mou­ve­ments flu­ides, les per­son­nages évolu­ent comme en ape­san­teur. D’ailleurs c’est ce qui leur arrive par­fois, s’élever dans les airs étant un état ren­con­tré lorsqu’on est amoureux, c’est bien con­nu. Et c’est un vrai plaisir de se laiss­er porter par eux, dans ce con­te mélan­col­ique où les flo­cons de neige peu­vent per­me­t­tre de s’élever jusqu’au ciel.

Vous pou­vez vision­ner la bande annonce.