Accueil Critique Hercule dans une histoire à la grecque (Critique)

Hercule dans une histoire à la grecque (Critique)

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Auteur : Fabi­en Gaert­ner. Com­pos­i­teur : Nico­las Kuhn
Artistes : Her­cule : Flo­rentin  Cabezon, Clio : Kaina bla­da, Achille : François Lat­apye, Hadès : Arnaud Mas­clet, Medusi­na : Nitya Fierens, Po :  Adam Benghiat

Ecrit et mis en scène : Fabi­en Gaertner
Assis­tante mise en scène : Marielle Jovine
Choré­graphe : François Latapye

Dans une Antiq­ui­té pas si éloignée que ça, notre plus grand et plus fort héros, Her­cule, ne sait plus où don­ner de la tête.
Bien qu’il eut finit ses douze travaux, un nou­veau défi lui tombe dessus ! Faire Revenir les nuages dans le ciel !
Eh oui, la terre se réchauffe, les nuages s’é­va­porent et les Dieux de l’Olympe ne peu­vent plus met­tre un pied devant l’autre sans ris­quer de tomber.
Mais Hadès, qui a tout mani­gancé pour que l’homme brûle du char­bon, allume des ampoules et con­somme de l’én­ergie encore et encore, ne va pas se laiss­er faire aus­si facile­ment ! On embar­que avec plaisir dans cette aven­ture en chan­tant, en dansant et en s’a­mu­sant pour suiv­re Her­cule et ses amis dans cette fan­tas­tique his­toire à la grecque !

Spec­ta­cle pour les enfants de 3 à 12 ans
Durée : 1h

Notre avis :

Tout droit inspiré de la mytholo­gie, ce spec­ta­cle musi­cal évite soigneuse­ment tous les clichés et les pièges du genre. Ici, le par­ti pris est de ne pas racon­ter l’his­toire des « Douze travaux d’Her­cule », mais de s’in­spir­er de l’u­nivers et des per­son­nages mythologiques pour en racon­ter une autre. Ce choix s’avère payant. L’in­trigue est drôle, et la dra­maturgie bien struc­turée. On ne peut que saluer l’o­rig­i­nal­ité présente à tous les niveaux : musique, mise en scène, décors, cos­tumes et surtout en choré­gra­phie. Le niveau musi­cal est aus­si de bon aloi. Les per­son­nages ont cha­cun un style musi­cal, proche de leur per­son­nal­ité. Les arrange­ments sont soignés et font oubli­er les faib­less­es de la sonori­sa­tion du théâtre. Seules excep­tions, (mais que seuls les adultes pour­ront not­er), les chan­sons d’ou­ver­ture et de fin sont celles qui « son­nent » le moins. Le décor est astu­cieuse­ment mis en scène, nous faisant pass­er d’un lieu à un autre en quelques sec­on­des. Les cos­tumes sont styl­isés pour cer­tains ou très clas­siques pour d’autres, mais tou­jours de bon goût. Men­tion spé­ciale aux choré­gra­phies très nom­breuses qui ryth­ment chaque chan­son. Le niveau est élevé : les portés se suc­cè­dent. La per­for­mance des comé­di­ens est égale­ment à soulign­er. Ils dansent et chantent par­ti­c­ulière­ment bien. La voix de Bary­ton d’Hades alias Arnaud Mas­clet, fait déli­cieuse­ment peur aux « tétards ». La mise est scène est égale­ment bien huilée. L’his­toire est flu­ide et s’en­chaîne sans temps mort. Le jeu des comé­di­ens est plutôt naturel, même s’ils en font des tonnes pour faire par­ticiper le jeune pub­lic. Les enfants sont pris au jeu et en rede­man­dent, tan­dis que les par­ents n’ont pas vu l’heure passer.