Golan Yosef ajoute une nouvelle corde (vocale) à son arc

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La troupe de Love Circus aux Folies Bergère (c) Bruno Barbazan
La troupe de Love Cir­cus aux Folies Bergère © Bruno Barbazan

Golan Yosef, que savez-vous de votre futur rôle ?
Je jouerai un jeune artiste, qui squat­te dans le théâtre. C’est le seul per­son­nage qui ne fait pas par­tie de la famille du cirque et n’est lié à aucun mem­bre de la troupe. Étranger, il a passé une audi­tion, s’est fait remar­quer par les deux sœurs qui diri­gent le cabaret et présente désor­mais un numéro. Mais il va vivre un drame, car il a fini par tomber amoureux de sa parte­naire de jeu. Or, chaque soir, celle qui est sa fiancée à la scène le quitte… Il croit telle­ment dans les émo­tions qu’il joue, con­fon­dant en quelque sorte son rôle et la réal­ité, que cela le rend malade. Il ressent donc tous les soirs la même mis­ère, à en pleur­er. Au point qu’il souhaite même tout arrêter.

Que vous inspire ce monde du cirque ?
J’ai tou­jours aimé le cirque. J’ai d’ailleurs com­mencé des entraîne­ments de cir­cassien il y a quelques mois. Je voulais décou­vrir de nou­veaux exer­ci­ces, appren­dre et com­pléter mes dis­ci­plines en tant qu’artiste. Chose éton­nante, c’était en novem­bre et je n’avais pas du tout enten­du par­ler du pro­jet de Love Cir­cus à ce moment-là ! J’en ai dis­cuté depuis avec Stéphane Jarny. Il m’a qu’il allait essay­er d’exploiter les tal­ents de cha­cun : en plus du chant, de la danse, du jeu, il y aura peut-être quelques acrobaties…

Qu’y aura- t‑il de nou­veau pour vous dans Love Cir­cus ?
Je vais chanter ! Je n’ai jamais chan­té en spec­ta­cle, et très rarement devant des gens. Pour­tant, une fois sur scène, je perds ma timid­ité. Lors de l’audition par exem­ple, je me suis sen­ti super libre et cela s’est très bien passé. Après, ce furent les ate­liers de théâtre avant que je ne sois choisi pour le rôle.

Le pub­lic vous a con­nu dans Drac­u­la. Que retenez-vous de cette aven­ture et quel a été votre par­cours depuis ?
J’ai quit­té la com­pag­nie new-yorkaise dans laque­lle j’évoluais pour faire Drac­u­la. Avant, j’avais déjà tourné dans quelques films et fait un peu de théâtre. Ce spec­ta­cle m’a bien sûr don­né une petite notoriété. Mais une notoriété finale­ment assez réduite, car j’étais lim­ité dans mon rôle. Dis­ons que le pub­lic a surtout gardé de moi l’image d’un danseur, pas for­cé­ment celle d’un comé­di­en ! Je vais me rat­trap­er avec Love Cir­cus. Là, je vais totale­ment me lâch­er ! Le pub­lic qui ne s’attend pas à me voir chanter ou jouer sera sûre­ment sur­pris. Je prends d’ailleurs tous les jours des cours de chant, de théâtre, en plus des choré­gra­phies que je crée et que je présente. J’étais par exem­ple en jan­vi­er au FIDO (Fes­ti­val Inter­na­tion­al de la Danse de Oua­gadougou), invité par sa direc­trice, Irène Tassem­bé­do, pour une créa­tion avec des danseurs de son école. Enfin, je suis en train d’ouvrir ma pro­pre asso­ci­a­tion afin de pou­voir plus facile­ment imag­in­er et pro­pos­er des choré­gra­phies, des dans­es et répon­dre aux deman­des. La clef pour moi réside dans la créa­tion, même si actuelle­ment ma pri­or­ité reste le chant et la danse pour Love Cir­cus !

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