Folles noces (Critique)

0
248

De et avec Cather­ine Delourtet & Jean-Paul Delvor.
Cos­tumes : Didi­er Vincent.
Lumières : Julien Simon.
Piano, gui­tare et arrange­ments : Thomas Ribes ou Flo­ri­an Digne.

Cather­ine et Jean-Paul vous invi­tent à leur mariage…
Le cou­ple enchaîne les sit­u­a­tions cocass­es en revis­i­tant un réper­toire qui va des Années Folles à aujourd’hui.
Un feu d’artifice de sketch­es, de chan­sons fan­tai­sistes et de par­o­dies déli­rantes  pour fêter le plus beau jour de leur vie.
Avec en final une galerie de por­traits de cou­ples mythiques. Un zap­ping extrav­a­gant où tout devient pos­si­ble : Jules César  fre­donnant du Polnar­eff  à Cléopâtre…  Péné­lope gazouil­lant du Céline Dion à Ulysse …ou Tarzan roucoulant du Mike Brant à Jane !

Notre avis :

Robe blanche, marche nup­tiale et indis­pens­ables grains de riz, c’est bien à leurs noces que Cather­ine Delourtet et Jean-Paul Delvor invi­tent le pub­lic jusqu’au 7 juil­let 2012 au Théâtre 14.De folles noces cepen­dant, tant le cou­ple nous embar­que dès les pre­mières min­utes dans un déli­rant spec­ta­cle musi­cal. Familles et témoins des mar­iés, sou­venir de la pre­mière rencontre…tout est pré­texte à un réc­i­tal loufoque à mi-chemin entre théâtre et cabaret.

Accom­pa­g­né au piano par Thomas Ribes, le duo revis­ite pen­dant une heure et demie les tubes incon­tourn­ables de la var­iété française et quelques unes des chan­sons immortelles du réper­toire du 20ème siè­cle. Un véri­ta­ble marathon absurde et bon enfant, de Michel Sar­dou aux Frères Jacques, de Stone et Chard­en à Bourvil. Mal­gré quelques longueurs ‑comme dans tout mariage !- et des tableaux iné­gaux, il faut saluer la per­for­mance vocale (et sportive !) de ces deux acteurs/chanteurs qui débor­dent d’én­ergie pour camper non-stop une mul­ti­tude de per­son­nages aus­si improb­a­bles les uns que les autres et enchaîn­er les chan­sons à la manière d’un impres­sion­nant juke-box. L’évocation des cou­ples célèbres de l’histoire, final du spec­ta­cle, est par­ti­c­ulière­ment réussie. S’y croisent César et Cléopâtre, Roméo et Juli­ette, Léonard de Vin­ci et sa Joconde ou encore Adam et Eve qui, munis de leur feuille de vigne et sous une boule à facettes, vien­nent clore amoureuse­ment la soirée.

Vive les mariés !

Geof­froy de Dieuleveult