Félix Gray — Les lumières de l’Orient

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Félix Gray ©DR
Félix Gray ©DR

Vous allez présen­ter Sher­azade en mars prochain. Com­ment en êtes-vous arrivé à ce projet ?
Lorsque l’on écrit des oeu­vres musi­cales comme Don Juan, on est à la recherche de per­son­nages qui ont quelque chose d’im­pres­sion­nant et de dif­férent, et donc une per­son­nal­ité remar­quable. Tout naturelle­ment, le per­son­nage de Sher­azade m’a inspiré. C’est une femme pleine de courage et d’intelligence.

Avez-vous per­son­nelle­ment sélec­tion­né les interprètes ?
Evidem­ment, lorsque je crée une comédie musi­cale, je choi­sis le cast­ing. Cela prend beau­coup de temps et on ren­con­tre beau­coup de monde. Mais la pre­mière fois que l’on voit les inter­prètes sélec­tion­nés en répéti­tion, sur scène, on se dit : « Ce sont eux! ». Autrement dit, c’est bien l’équipe que nous recher­chions et que nous avons choisie. C’est sûr que l’on a tou­jours un peu de crainte. Nous hési­tons et finale­ment nous sommes satisfaits.

Vous avez décidé de présen­ter Sher­azade à L’Olympia de Mon­tréal en sachant que c’est une petite salle. Pourquoi ?
C’est un choix très délibéré parce que je voulais absol­u­ment avoir un spec­ta­cle plus intimiste mais aus­si un spec­ta­cle récur­rent comme on en trou­ve à Broad­way. L’Olympia de Mon­tréal a la taille d’un théâtre de Broad­way per­me­t­tant d’avoir un spec­ta­cle qui reste à l’af­fiche tant que le pub­lic le souhaite. De cette façon, nous ne sommes pas oblig­és, comme dans un grand théâtre, de présen­ter le spec­ta­cle d’une date à une autre, sans avoir la pos­si­bil­ité de pro­longer à cause des autres spec­ta­cles déjà programmés.

Pourquoi avoir choisi Mon­tréal pour la créa­tion de vos spectacles ?
C’est l’en­droit où ma pre­mière pro­duc­tion a été présen­tée et ça m’a porté chance. Ce serait vrai­ment dom­mage ou fou de ma part de chang­er une for­mule gagnante.

Souhaitez-vous avoir le même par­cours avec Sher­azade que celui que vous avez con­nu avec Don Juan ?
Bien sûr. Je souhaite surtout que Sher­azade plaise autant au pub­lic que Don Juan. Et avoir le même par­cours ? Oui et non. Pour ce nou­veau spec­ta­cle, j’e­spère vrai­ment avoir un spec­ta­cle récur­rent qui tiendrait l’af­fiche une dizaine d’an­nées, ou plus, dans ce mag­nifique théâtre qu’est L’Olympia de Montréal.

En par­lant de Don Juan, que se passe-t-il avec ce spectacle ?
Il est actuelle­ment en Corée où il fait un car­ton. Il a démar­ré le 6 févri­er dernier. Le spec­ta­cle est chan­té en coréen par des inter­prètes coréens que j’ai moi-même choi­sis. C’é­tait très agréable…

Êtes-vous déçu de la réac­tion du pub­lic lors des représen­ta­tions de ce spec­ta­cle à Paris ?
Non, pas du tout ! La réac­tion a été mag­nifique. C’est tout sim­ple­ment que le tra­vail a été moyen­nement fait par la pro­duc­tion à Paris. Après que la presse a vu la pre­mière et que l’en­goue­ment s’est propagé autour du spec­ta­cle, nous avons eu des dif­fi­cultés de disponi­bil­ité de lieu. On n’avait plus le théâtre et pour­tant les derniers jours de représen­ta­tions affichaient « com­plet ». Le bouche-à-oreille avait très bien fonc­tion­né mais, mal­heureuse­ment, nous nous retrou­vions sans théâtre. Je ne voudrais pas revivre cette sit­u­a­tion ici.

Je sais que Sher­azade occupe encore tout votre temps mais pensez-vous déjà à un autre projet ?
Naturelle­ment. Je ne m’ar­rête jamais. J’ai ter­miné l’écri­t­ure de Sher­azade voilà déjà pra­tique­ment deux ans, sans compter les ajuste­ments que je fais encore main­tenant et bien sûr, pen­dant cette péri­ode, j’ai recom­mencé à écrire un autre spec­ta­cle qui, je l’e­spère, sera prêt dans trois ou qua­tre ans.