Enzo Enzo donne le Clap !

0
255
Enzo Enzo (c) Thibault Stipal
Enzo Enzo © Thibault Stipal

On vous retrou­ve une nou­velle fois sur un pro­jet pour enfants. C’est un univers que vous affec­tion­nez particulièrement ?
Oui, j’ai démar­ré sur ce créneau lorsque mon con­trat avec ma mai­son de dis­ques arrivait à terme. J’avais envie de faire des choses plus per­son­nelles, plus fan­tai­sistes, sans ren­tr­er à nou­veau dans le sys­tème du show busi­ness avec des scores à assur­er… La pres­sion est beau­coup moins impor­tante et je prends beau­coup de plaisir à me réalis­er dans la chan­son pour enfants.

Cette fois, vous adaptez des chan­sons de films et comédies musi­cales. C’est un genre que vous aimez depuis longtemps ?
Oui, ça a com­mencé comme sou­vent par l’intermédiaire de ma famille. J’ai décou­vert My Fair Lady alors que j’étais enfant. Ce fut un véri­ta­ble déclic. J’ai immé­di­ate­ment adhéré à ces his­toires pleines de poésie, qui met­tent en valeur les mélodies et les artistes. J’ai un sou­venir impériss­able de tous ces plans séquences mer­veilleux qui ryth­maient les films musi­caux de l’époque. Ces comédies musi­cales hol­ly­woo­d­i­ennes cor­re­spon­dent com­plète­ment à une époque. Aujourd’hui, on est passé à autre chose. J’avais envie que les nou­velles généra­tions puis­sent goûter et appréci­er ce ciné­ma musi­cal et appréci­er les per­for­mances des artistes.

Quelle est votre comédie musi­cale préférée ?
L’album retran­scrit tout à fait mes préférences. Les comédies musi­cales que je préfère restent My Fair Lady, La mélodie du bon­heur, et la scène des ramoneurs dans Mary Pop­pins.

Com­ment avez-vous choisi de faire un CD basé sur des extraits de comédie musicales ?
On a com­mencé à lancer quelques idées en l’air lors de l’enregistrement du précé­dent album : Trois his­toires comme ça, à citer des films et on a trou­vé que c’était un bon axe. J’ai revu des films que mes enfants aimaient comme Annie ou Bugsy Mal­one… J’ai égale­ment axé mes recherch­es sur des comédies musi­cales qui pro­posent de belles mélodies.

Enzo Enzo (c) Thibault Stipal
Enzo Enzo © Thibault Stipal

Com­ment avez-vous choisi chaque chanson ?
J’ai regardé beau­coup de films musi­caux, et j’ai appelé des amis. Smile fait par­tie des chan­sons incon­tourn­ables qui s’est imposée après cette phase de recherche. Ce fut une belle occa­sion de chanter en anglais. Nous nous sommes égale­ment appliqués à pro­pos­er une ver­sion française de chan­sons améri­caines. Nous avons égale­ment fait très atten­tion à inclure des chan­sons plus ou moins con­nues afin d’équilibrer l’album.

Com­ment avez-vous choisi les arrangements ?
Touch­er aux chan­sons de l’époque est un exer­ci­ce très dif­fi­cile. D’autant plus que nous ne béné­fi­cions pas des mêmes moyens ! Je me suis lais­sée guider par ma sen­si­bil­ité et me suis tournée vers une orches­tra­tion acous­tique en essayant de faire pass­er avant tout le sen­ti­ment présent dans la chan­son. Nous voulions obtenir une ver­sion qui nous plai­sait. Cette recherche n’est pas une démarche intel­lectuelle mais un moment de lib­erté, qui s’est réal­isée dans le plaisir et la confiance.

Pour la pochette de l’album, vous avez revê­tu le cos­tume du per­son­nage prin­ci­pal de chaque chan­son ; racon­tez-nous com­ment ça s’est passé.
C’était super rigo­lo ! Ce  qu’on voulait faire pass­er au tra­vers de ces pho­tos, c’est que cet album a du peps, qu’il ne se prend pas au sérieux tout en étant abouti. Les pho­tos sont une façon d’évoquer toutes les facettes des chan­sons. Pour la séance, le styl­iste avait ramené un tas d’accessoires, on s’est amusé pen­dant douze heures d’affilée. J’ai vrai­ment pu me laiss­er aller à toute ma fantaisie.

Quel rôle de comédie musi­cale rêvez-vous de jouer ?
J’hésite entre la Mélodie du bon­heur, j’adore la fraîcheur de Maria la gou­ver­nante, je suis d’ailleurs très fan de Julie Andrews et Eliza dans My Fair Lady.

Con­cen­trez-vous tous vos pro­jets à des­ti­na­tion du jeune public ?
Non pas du tout !  M’adresser aux enfants est une par­en­thèse que j’affectionne par­ti­c­ulière­ment de par la lib­erté qu’elle me laisse, mais je n’oublie pas mon pub­lic adulte ! Je sors le 9 novem­bre prochain une com­pi­la­tion inti­t­ulée Toutim com­posée de chan­sons inédites et rares, de chan­sons de films et de spec­ta­cles.  Je viens égale­ment de ter­min­er un album de chan­sons orig­i­nales  inti­t­ulé Têtue, dont la sor­tie est prévue en févri­er et la tournée en mars. Je serai aus­si sur scène au théâtre d’Ivry  pour 15 représen­ta­tions, de la fin jan­vi­er à mi févri­er ! Vous voyez, je ne manque pas de projets…