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Diva 2010 : 24 heures de la vie d’une femme

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diva-decouverte 2010Pou­vez-vous nous présen­ter l’œuvre ?
Mrs C., une vieille dame anglaise se con­fie et racon­te les 24 heures de sa vie qui ont boulever­sé le cours de son exis­tence… Elle nous entraîne à Mona­co, 24 ans plus tôt, dans l’u­nivers des casi­nos, où elle fait la ren­con­tre d’un jeune homme qui vient de tout per­dre au jeu.
C’est l’his­toire d’une pas­sion ful­gu­rante traitée de façon épurée et délicate.

Pourquoi adapter cette nou­velle de Zweig ?
Il faut ren­dre à Isabelle Georges ce qui lui appar­tient puisque c’est d’abord elle qui en a pro­posé l’adap­ta­tion à Stéphane Ly-Cuong, avec lequel je co-écris depuis un an et demi. Notre col­lab­o­ra­tion étant com­plé­men­taire, il lui a donc pro­posé immé­di­ate­ment notre « tan­dem alchim­ique ». Isabelle ayant assisté à une lec­ture de Sal­ly Mac Lau­reen, ma comédie musi­cale celte, elle a été par­tante immé­di­ate­ment. Il s’avère que j’ap­pré­cie beau­coup Isabelle, que je l’avais vue en scène avec Frédérik dans Une étoile est née et que c’é­tait une nou­velle de Zweig que j’avais lue, voire « dévorée »… J’ai donc dit Ban­co ! Tout de suite !
C’est une œuvre sur la pas­sion, qu’elle soit « coup de foudre » ou « rage du jeu »…
Traiter ain­si de la pas­sion à tra­vers le prisme de Zweig est essen­tielle­ment mon moteur. Je pense que c’est aus­si celui d’Is­abelle. Les con­fi­dences de Mrs C. sont donc aus­si un peu les nôtres… Je n’ai aucun doute là-dessus…

Com­ment se passe la col­lab­o­ra­tion avec les dif­férentes per­son­nes de l’équipe ?
C’est très agréable de tra­vailler avec Isabelle Georges et Frédérik Steen­brink qui sont deux grands pro­fes­sion­nels et qui ont accueil­li toutes nos « mou­tures » avec enthousiasme.
Quant à Sergeï Dreznin, le com­pos­i­teur, qui avait déjà tra­vail­lé avec Isabelle sur Cabaret Terezin, il com­pose à la démesure de ses orig­ines, « à la russe ». Il embrasse sa musique et l’œu­vre toute entière… Le mot tal­ent serait beau­coup trop faible pour le qual­i­fi­er car c’est un com­pos­i­teur de génie.
Nous y allons tous deux de notre fougue dans nos séances de tra­vail… Heureuse­ment que Stéphane est là pour apporter la voix de la rai­son ! C’est for­mi­da­ble pour Stéphane comme pour moi d’avoir pu écrire, dans un même temps et ensem­ble, deux œuvres si dif­férentes : l’une lit­téraire et raf­finée sur la pas­sion (24 heures de la vie d’une femme), l’autre drôle et acidulée sur les tribu­la­tions d’une Viet­nami­enne à Paris [NDLR : Cabaret Jaune Cit­ron, présen­té le 14 juin].

A quel stade de pro­duc­tion en êtes-vous ?
Nous en sommes aux prémices : l’œu­vre vient tout juste de naître et nous recher­chons à la fois pro­duc­tion, parte­naires, rési­dences et théâtres.

La représen­ta­tion de 24 heures de la vie d’une femme aura lieu le ven­dre­di 11 juin à 18 h au Théâtre du Petit Saint-Mar­tin. Entrée gra­tu­ite mais réser­va­tion indispensable.