Diva 2011 : Tobie et Sarra

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Pou­vez-vous nous présen­ter Tobie et Sar­ra ?
Tobie et Sar­ra sont les Roméo et Juli­ette bibliques à la dif­férence près… que tout com­mence mal et finit bien !
Tobie est le fils unique de Tobeit le juste. Déportés à Ninive, ils vivent l’op­pres­sion d’un ghet­to qui les isole du monde. Comble de mal­heur, Tobeit devient aveu­gle ! Plus loin, à Ech­batane, Asmod­ée, le pire des démons, est tombé amoureux de la belle Sar­ra et tue tous ses pré­ten­dants pour la pouss­er au sui­cide afin de la pos­séder dans la mort. Mais l’ange Raphaël, sous les traits du voyageur Azarias, va inter­venir pour per­me­t­tre à Tobie et Sar­ra de se trouver.

Pourquoi avoir choisi ce réc­it biblique comme sujet de spec­ta­cle musical ?
C’est la suite naturelle de Jonas notre pre­mier spec­ta­cle musi­cal — créé en 2008, il a réu­ni 25 000 spec­ta­teurs en 56 représentations.
Le com­bat, le par­cours ini­ti­a­tique des héros, est plus intimiste que dans l’épopée de Jonas et la Baleine mais il existe bel et bien… Cela nous intéres­sait de faire écho de leurs ques­tion­nements avec les nôtres. En effet, Ninive, que Jonas avait arrachée à la destruc­tion, deux siè­cles plus tard est retombée dans ses ornières. Cette fois, la coupe est pleine : Ninive va être détru­ite. Mais le juste peut-il avoir le même sort que l’in­juste ? A tra­vers cette famille juive per­sé­cutée dans le ghet­to de Ninive, c’est la ques­tion de la souf­france inno­cente qui est posée. Alors que le des­tin sem­ble s’acharn­er, le salut chem­ine incog­ni­to à tra­vers la fig­ure de l’ange qui va per­me­t­tre à l’amour de tri­om­pher, avec la com­plic­ité d’un chien facétieux, Caleb dont le nom sig­ni­fie « comme le cœur ».

Quel est l’u­nivers musi­cal dans lequel s’in­scrit votre œuvre ?
Ma dis­cothèque men­tale est éclec­tique, riche de com­pos­i­teurs clas­siques et de mélodistes comme Berg­er, San­son, Polnar­eff, Bal­avoine… J’aime aus­si les musiques du folk­lore yid­dish, les chan­sons andalous­es. Je suis fasciné par les grandes voix d’opéra, les tim­bres particuliers.
J’é­coute tout en fait et comme dis­ait Molière : « Je prends mon bien où je le trou­ve ». On me dit sou­vent que ce que je com­pose est très mélodieux et se retient facile­ment. La dif­fi­culté est que mes chan­sons deman­dent aux inter­prètes de pou­voir cou­vrir 2 octaves car je com­pose à par­tir de ma voix et j’ai la chance qu’elle cou­vre 3 octaves et demie.

Pou­vez-vous nous présen­ter l’équipe de Tobie et Sar­ra ?
Joce­lyne Tarneaud, ma mère, jour­nal­iste, a écrit les paroles et le livret de nos deux pre­miers spec­ta­cles.  Je suis com­pos­i­teur et comé­di­en sur mes deux spec­ta­cles. Sophie Tel­li­er est notre met­teur en scène. Elle a déjà mis en scène Jonas. Pour ce qui est de la dis­tri­b­u­tion, nous sommes six. Par ordre alphabé­tique, il y a Yoni Amar, Bap­tiste Famery, Harold Haven, Lucie Riedinger, Manon Taris et moi-même. Les arrange­ments ont été réal­isés par Julie Darnal.

A quel stade de pro­duc­tion en êtes-vous ?
Nous avons déjà orchestré la bande-son du spec­ta­cle. Nous sommes en train d’en­reg­istr­er le CD avec Xavier Robin pour les pris­es de voix et Steve Prestage qui mix­era les 15 titres en juil­let. Nous comp­tons sur cette lec­ture DIVA pour faire venir des acheteurs, mécènes et pro­duc­teurs pour nous aider à trou­ver les finance­ments pour la créa­tion que nous souhaitons prochaine. Nous espérons créer Tobie et Sar­ra courant 2012…

La représen­ta­tion de Tobie et Sar­ra aura lieu le jeu­di 9 juin, à 18h30, au Théâtre du Petit Saint-Mar­tin. Entrée gra­tu­ite mais réser­va­tion indis­pens­able.