Diva 2009 : Tempo Tenco

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tempo-tenco-2Présen­tez-nous votre spec­ta­cle. Com­ment définiriez-vous sa forme ?
Ce spec­ta­cle à été entière­ment conçu à par­tir des textes et des chan­sons de Lui­gi Ten­co, chanteur-com­pos­i­teur-poète ital­ien, véri­ta­ble icône dans son pays. Ten­co est con­nu en France pour avoir été l’a­mant de Dal­i­da, celui qui s’est don­né la mort à la fin des années 60, alors qu’il avait tout juste 30 ans. On con­nait un peu moins l’œu­vre extra­or­di­naire­ment riche qu’il nous a laissée…
C’est un spec­ta­cle qui se trou­ve à mi-chemin entre le tour de chant et la pièce théâ­trale, avec une écri­t­ure très chorégraphiée.

Com­ment avez-vous décou­vert l’u­nivers de Ten­co ? Qu’est-ce qui vous a plu chez lui ? 
Je tour­nais dans le télé­film pro­duit par France 2 sur la vie de Dal­i­da. La réal­isatrice Joyce Bunuel m’a fait écouter chez elle « Mi sono innamora­to di te », de ce chanteur Lui­gi Ten­co (inter­prété par Alessan­dro Gassmann dans le film). Ce fut un choc ! Sa voix m’a beau­coup touché, son écri­t­ure « sournoise » m’a don­né envie de savoir plus sur cet artiste qui m’é­tait inconnu.
Lisant sur sa vie, j’ai décou­vert ses textes, sa mélan­col­ie, son engage­ment poli­tique, mais égale­ment son humour inso­lent. La ren­con­tre avec le pianiste Math­ieu El Fas­si a don­né le point de depart pour la créa­tion de ce spectacle.

En quoi son oeu­vre est-elle par­ti­c­ulière­ment théâtrale ?
Nous avons été inter­pel­lés par son sui­cide. Que se passe t‑il dans la tête d’un jeune homme de 29 ans pour arriv­er à ce geste impos­si­ble, ultime, de se don­ner la mort?
Inter­loqué par ce dernier instant, j’ai eu cette image ou le spec­ta­cle démarre au moment où il tire sur la gâchette, et finit au moment ou la balle atteint sa tête. Bien sûr c’est une image, nous ne mimons pas sa mort.
Ce laps de temps, ce souf­fle où toute une vie défile devant nos yeux, a été notre moteur « théâ­tral » pour ce spec­ta­cle. Mais ce n’est pas du tout un tra­vail mor­bide ! Au con­traire, c’est un moment émou­vant, ou ce « départ » se fait vers le haut, lais­sant der­rière lui une voix qui résonne encore…

En quelle langue sera joué le spectacle ?
Les textes, qui ont été traduits par René de Cec­ca­t­ty et par Gabriel­la Bonavera, sont dits en français. Les chan­sons sont chan­tées dans leur ver­sion orig­i­nale, en ital­ien, avec de temps en temps des petites par­en­thés­es en français.
C’est égale­ment intérés­sant de dire que nous avons com­plète­ment reécrit l’u­nivers musi­cal de Ten­co. La for­ma­tion de pianiste clas­sique et l’ex­pe­ri­ence en impro­vi­sa­tion de Math­ieu, puis mes orig­ines brésili­ennes et mon vécu en tant que danseur clas­sique nous ont con­duits à des arrange­ments très per­son­nels, con­tem­po­rains. C’est notre regard sur le tra­vail qu’a lais­sé Lui­gi Tenco.

A quel stade de pro­duc­tion en êtes-vous ? 
Danielle Gain de DG Con­seil est notre pro­duc­trice et cherche un parte­nar­i­at afin de pou­voir co-pro­duire ce spec­ta­cle dans une salle parisi­enne. Nous avons égale­ment quelques dates en tournée.

Tem­po Ten­co se jouera le ven­dre­di 12 juin à 21 h à la Péniche Opéra. L’en­trée est gra­tu­ite mais la réser­va­tion est indispensable.