Décembre (December Songs)

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Un réc­it musi­cal de Mau­ry Yeston
d’après Le Voy­age d’hiv­er de Schubert
Adap­ta­tion française de Boris Bergman

avec Isabelle Georges accom­pa­g­née au piano par Stan Cramer
Choré­gra­phie de Lil­ja Hermannsdóttir

Après Nine et Titan­ic, décou­vrez une oeu­vre plus intimiste de Mau­ry Yeston, en français et à Paris !

Une femme, seule, la nuit… une voix, un voyage.

Lorsque le rideau tombe sur d’ul­times bravos et que meurent douce­ment les feux de la rampe, les pail­lettes devi­en­nent solitudes.

Une femme se penche sur son passé, trébuche dans le présent, crie son espoir en demain. â me roman­tique aux mod­ernes blessures, elle chante, dans la nuit, un amour auquel elle ne peut renoncer.

Cette femme, vous l’avez croisée sans la voir. Peut-être dans votre pro­pre miroir.

A par­tir d’une par­ti­tion exigeante, Isabelle Georges offre une presta­tion vocale et scénique remar­quable. Elle porte lit­térale­ment le cycle de chan­sons Décem­bre (Decem­ber songs) com­posé par l’améri­cain Mau­ry Yeston et adap­té en français par Boris Bergman. Elle y incar­ne une femme au coeur brisé, qui accuse le coup puis remonte la pente. La voix est ample et aisée, avec un beau tim­bre. L’artiste habite son per­son­nage et danse avec con­vic­tion. La mise en scène est basée sur le mou­ve­ment, et le petit espace est par­cou­ru dans toutes ses largeurs et pro­fondeurs. La jolie chan­son cen­trale sur les  » let­tres de la grand-mère  » illus­tre cet alliage émou­vant de voix, corps, danse et mou­ve­ment : elle se regarde autant qu’elle s’é­coute. Ajoutez l’ac­com­pa­g­ne­ment soyeux au piano, et vous avez tous les ingré­di­ents d’une soirée musi­cale rare et déli­cate, placée sous les signes con­joints de qual­ité et beauté, en trop court hélas.

La chan­son d’in­tro­duc­tion « I want to go to Hol­ly­wood » n’ap­par­tient pas au cycle, elle est tirée de Grand Hôtel, le musi­cal du même com­pos­i­teur joué actuelle­ment à Lon­dres. Quant à Mau­ry Yeston, il n’est pas tout à fait un débu­tant à Paris. En effet, son Nine d’après le film 8 1/2 de Felli­ni a été joué durant l’au­tomne 1997 aux Folies Bergère. Le par­cours de Nine fut chao­tique, mais il a lais­sé à cer­tains un sou­venir impériss­able que Decem­bre sait raviver.