Accueil Talent à suivre David Ban — Greasé par la scène

David Ban — Greasé par la scène

0
David Ban dans Grease ©DR
David Ban dans Grease ©DR

Quel a été votre par­cours depuis votre dernière ren­con­tre avec Regard en Coulisse ?
A l’époque, fin 2005, j’é­tais dans la troupe de Sol en cirque. J’y suis resté de façon dis­con­tin­ue pen­dant près de 3 ans. Après le Bat­a­clan, il y a eu 3 tournées qui m’ont don­né l’oc­ca­sion de décou­vrir tous les plus beaux Zéniths et théâtres de France. Cela a été une belle aven­ture. Par­al­lèle­ment, j’ai con­tin­ué ma car­rière d’écri­t­ure et de com­po­si­tion avec un groupe de musi­ciens qui porte aujour­d’hui mon nom. J’ai eu le temps de sor­tir un album, auto­pro­duit, dont le genre est ce que j’ap­pelle le rock à dom­i­nante fes­tive. C’est plein d’én­ergie et des­tiné à « met­tre le feu » dans les con­certs et les soirées. Grâce à mon site per­so et les sites com­mu­nau­taires sur Inter­net, des gens du monde entier me décou­vrent et me con­tactent, ce qui me rend plutôt opti­miste pour la suite.

Vous passez aus­si régulière­ment des cast­ings pour les comédies musicales…
Oui, j’ai par­ticipé à la dernière vague d’au­di­tions pour Cléopâtre, Mozart et enfin Grease, où j’ai décroché le rôle de Kenick­ie, sans doute le plus beau de ma car­rière. Pour­tant, au départ, ce n’é­tait pas gag­né quand j’ai vu arriv­er tous les autres pré­ten­dants avec leurs cheveux tout gom­inés et leurs bananes… Moi, je suis chauve, donc dans les lignes, c’é­tait un peu « cherchez l’er­reur ». Mais je pense que mon expéri­ence de rockeur pro­fes­sion­nel m’a bien servi. Et sur scène, grâce à ma per­ruque blonde, je ne dénote plus du tout !

Quels sont les défis du rôle ?
Kenick­ie est le per­son­nage typ­ique du dur au coeur ten­dre qui ne sup­porte pas la car­i­ca­ture pour être crédi­ble, voire digne d’in­térêt pour le spec­ta­teur. J’aime les facettes mul­ti­ples du rôle, tour à tour gros bouf­fon, chef de bande et grand sen­ti­men­tal. Je me suis nour­ri de ma per­son­nal­ité pour camper le per­son­nage : c’est moi, sur les scènes des fes­ti­vals de rock, mais mul­ti­plié par dix ! Je me suis aus­si trou­vé une cer­taine ressem­blance physique avec le Kenick­ie du film. Autant dire que je suis en osmose pro­fonde avec le rôle.

Vous êtes-vous beau­coup inspiré du film ?
Je l’avais vu avant le cast­ing bien enten­du. Mais je ne l’ai revu qu’une fois que les choses étaient posées, pour être cer­tain de créer le per­son­nage qui me con­vi­enne, pas une pâle copie d’un Kenick­ie qui me serait étranger. Je me suis vrai­ment inter­rogé sur sa psy­cholo­gie et ses rela­tions avec les autres. Je suis très fier du résul­tat obtenu, lié à quelques tech­niques acquis­es en cours de théâtre et surtout à beau­coup d’in­stinct. Mais au fond, le film reste la référence pour les spec­ta­teurs donc s’en écarter ne doit pas être un but en soi. Pour les artistes, les acteurs du film sont aus­si des mod­èles… et des idol­es ! John Tra­vol­ta était de pas­sage à Paris pour le tour­nage du dernier film de Besson et nous avons eu l’oc­ca­sion de le ren­con­tr­er. Tout le monde voulait être sur la pho­to souvenir !

Quels sont vos projets ?
Dans le court terme, Grease est pro­longé au Théâtre Come­dia jusqu’à la fin jan­vi­er 2009. Le détail d’une tournée dans la foulée devrait être prochaine­ment annon­cé. Je suis heureux de pour­suiv­re ce spec­ta­cle avec une troupe aus­si soudée que tal­entueuse, dans une ambiance incroy­able chaque soir. Le pub­lic est extrême­ment récep­tif et réac­t­if à notre tra­vail. Les gens rient beau­coup, tapent dans les mains et se dandi­nent debout au rap­pel. Depuis ces derniers mois, j’ai ren­con­tré pas mal de monde dans le milieu du théâtre et de la télé. J’e­spère bien décrocher de nou­veaux rôles car l’ex­péri­ence incroy­able de Grease me donne vrai­ment envie de per­sévér­er comme comédien.