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Da Vinci, la comédie musicale — Le secret du sourire de La Joconde

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Christian Schittenhelm ©DR
Chris­t­ian Schit­ten­helm ©DR
Quand l’en­fant sort de la cham­bre, ses jou­ets s’ani­ment. Cela, on le savait depuis Toy Sto­ry. Désor­mais, grâce à cette « Leonar­do Sto­ry » on saura aus­si que la nuit, dans le Lou­vre endor­mi, ce sont les tableaux des grands maîtres qui pren­nent vie !
Ambitieuse, la comédie musi­cale de Chris­t­ian Schit­ten­helm l’est assuré­ment. Et il n’en fal­lait pas moins quand on s’at­taque à un per­son­nage aus­si fasci­nant que Léonard de Vin­ci, Leonar­do Da Vin­ci en v.o. Car celui qu’on réduit un peu vite au pein­tre de « La Joconde » fut aus­si un sculp­teur, inven­teur, astronome, math­é­mati­cien et ingénieur de génie, bref un de ces esprits uni­versels dont la Renais­sance a eu le secret.

Une his­toire à grand spectacle 
Cos­tumes, machiner­ies et décors conçus par le déco­ra­teur attitré de Luc Besson, films en 3 D, pro­jec­tions de toiles et de dessins géants, tous les moyens seront bons pour don­ner à ce spec­ta­cle l’am­pleur d’une super­pro­duc­tion cinématographique.
Da Vin­ci racon­te com­ment, un soir au Lou­vre, le por­trait de Mona Lisa prend vie et entraîne le gar­di­en du musée dans un univers mag­ique qui va du Quat­tro­cen­to à l’aube de ce nou­veau mil­lé­naire. Nous assis­tons à la nais­sance de Leonar­do, à son amour pour sa mère Cate­ri­na dont le vis­age habit­era son oeu­vre, et jusqu’au fameux por­trait de Mona Lisa. Les grands hommes du temps — de Bot­ti­cel­li à François 1er en pas­sant par Lau­rent le Mag­nifique et Mac­chi­av­el — habiteront la scène et l’e­space du génie-folie de l’artiste.
Impres­sion­né — on l’imag­ine — par son pres­tigieux devanci­er, Chris­t­ian Schit­ten­helm a lui aus­si cumulé plusieurs rôles dans Da Vin­ci puisqu’il en est l’au­teur, com­pos­i­teur, met­teur en scène (et, au moins sur le CD, inter­prète de plusieurs chan­sons) ! Neveu de Charles Munch [NDLR : chef d’orchestre français qui a dirigé des inter­pré­ta­tions légendaires de nom­breuses oeu­vres, en par­ti­c­uli­er avec le Boston Sym­pho­ny Orches­tra ], il hérite très tôt de la pas­sion de la musique sym­phonique et étudie le piano et l’orgue liturgique. Instru­men­tiste, chanteur (il a sor­ti un pre­mier album, Encre de Chine), il pour­suit par ailleurs sa car­rière de com­pos­i­teur avec Khaos et Rhap­sodie Khronos avant d’en­tre­pren­dre Da Vin­ci.

Une troupe internationale 
Alliance réussie de mélodies roman­tiques et de rythmes actuels, la musique (33 chan­sons dans le spec­ta­cle) a été enreg­istrée par l’Orchestre Sym­phonique de Prague. On com­prend bien que 85 musi­ciens dans la fos­se tous les soirs, ce serait dif­fi­cile­ment envis­age­able finan­cière­ment mais on pour­ra regret­ter, une nou­velle fois, le choix d’une bande-son de préférence à une for­ma­tion live…

Le rôle de Leonar­do sera tenu par Mar­co Vale­ri­ani tan­dis que la jeune chanteuse Léa La Lib­erté sera Mona Lisa. Chris­t­ian Schit­ten­helm les a trou­vés au Québec où tous les deux ont déjà par­ticipé à de nom­breux spec­ta­cle musi­caux. La troupe mêle en effet allè­gre­ment Français, Cana­di­ens et… Japonais.
Car d’emblée, Da Vin­ci se veut une pro­duc­tion inter­na­tionale et les artistes sont bilingues. Après ses deux mois d’été au Casi­no de Paris qui devraient lui per­me­t­tre de se faire con­naître auprès des touristes et des Parisiens restés en ville, le spec­ta­cle entam­era une tournée mondiale.
Da Vin­ci con­naî­tra-t-il en France et ailleurs le des­tin des Mis­érables ou de Notre Dame de Paris ? Début de réponse dès le mois de juillet…