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D.I.S.C.O. part enflammer la France

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Vincent Heden dans DISCO (c) Lionel Gasperini
Vin­cent Heden dans DISCO © Lionel Gasperini

Com­ment expliquez-vous le suc­cès de D.I.S.C.O. ?
Je crois que cela tient prin­ci­pale­ment à l’énergie qui se dégage du spec­ta­cle. Il offre une vraie bouf­fée d’oxygène aux spec­ta­teurs. D.I.S.C.O. les fait rire, les fait bouger, les fait rêver et parvient à leur faire oubli­er le quo­ti­di­en. On rem­plit là pleine­ment notre mis­sion d’artistes et de défenseurs du spec­ta­cle vivant. Par ailleurs, les années 70 sont une péri­ode très appré­ciée. Il y a une nos­tal­gie de cette époque-là, à la fois un peu sul­fureuse et enivrante, une sorte de déca­dence joyeuse et éro­tique, pleine d’ivresse et de bouleversements…

Quelle a été votre réac­tion lorsque vous avez su que vous alliez jouer Estelle ?
La pre­mière fois que Stéphane Jarny a évo­qué ce rôle, j’ai d’abord beau­coup ri ! Je ne m’y attendais absol­u­ment pas et je lui ai demandé un peu de réflex­ion. Je ne raf­fole pas spé­ciale­ment de voir sur scène des trav­es­tis, j’ai par­fois l’impression qu’ils pren­nent surtout un plaisir per­son­nel, c’est par­ti­c­uli­er ! Mais je con­nais bien Stéphane alors, après en avoir beau­coup par­lé avec lui et les auteurs, Agnès Boury et Stéphane Laporte, j’ai accep­té. Je ne voulais notam­ment pas que le per­son­nage soit vul­gaire ou grinçant. Au final, avec Estelle, nous ren­dons un vrai hom­mage à la femme. Ce n’est ni mal­sain, ni ridicule.

Com­ment définir Estelle ?
Elle est à la fois sur­prenante et insai­siss­able. Rebondis­sant tel un chat, elle s’adapte à chaque sit­u­a­tion. Je dirai presque qu’elle veut goûter à tout. C’est une épi­curi­enne, déli­cieuse et mys­térieuse. A l’image de cette péri­ode, elle fascine.

Qui vous a inspiré pour ce rôle ?
Con­traire­ment à ce que j’ai pu lire, ce n’est pas tant Denise Fab­re qui m’a inspiré que des per­son­nal­ités comme Inès de la Fres­sange, Fan­ny Ardant ou la présen­ta­trice Denise Glaser. Dans sa sil­hou­ette, Estelle se rap­proche de leur classe, de leur finesse et de leur intel­li­gence. Car Estelle n’est pas une potiche. Elle a un vrai sec­ond degré, une vraie dis­tance sur la vie. Elle est par­faite­ment con­sciente de l’évolution du monde et de la société. Le tout avec élé­gance et une vraie bonne humeur.

Voilà pour l’esprit, restait à devenir physique­ment Estelle…
Je me suis lais­sé pouss­er les ongles et les cheveux. Et tous les soirs, c’est une heure de maquil­lage et de coif­fure, avant d’enfiler mon tailleur ou ma robe, réal­isés spé­ciale­ment. Alors, je deviens Estelle : glam­our, naturelle, élé­gante, sans qu’il y ait besoin d’exagérer, d’être dans la car­i­ca­ture ou de recourir à des acces­soires super­flus. Exacte­ment comme nous l’avions imag­inée avec les auteurs. Leur texte est d’ailleurs sur-mesure. Il est fin et juste, achevant de ren­dre attachant — bien que trou­blant — ce personnage.
Tout l’automne, je me suis pré­paré avec ma fidèle coach vocale Yaël Ben­zaguen. Nous avions décidé de ne pas trop me trans­former vocale­ment, car aller vers les aigüs ne con­ve­nait pas et Yaël puis Nathalie Dupuy, coach vocale du spec­ta­cle, m’ont surtout aidé à apporter une légère touche de sen­su­al­ité à ma voix.
Plus encore que d’habitude, ce rôle a représen­té pour moi un vrai investisse­ment. Et plus encore que d’habitude, il y avait là un vrai pari, un cer­tain risque même. Le retour a été for­mi­da­ble. Tous les publics de tous les milieux ont accroché. Avec ce per­son­nage, Stéphane m’a offert un cadeau mer­veilleux. Et la troupe est for­mi­da­ble : le suc­cès de D.I.S.C.O. est le résul­tat d’un tra­vail intense, celui de toutes les équipes, depuis l’écriture jusqu’à l’investissement à fond de tous les artistes.

D.I.S.C.O. part main­tenant en tournée dans toute la France. Quel est votre état d’esprit à quelques jours du départ ?
Toute la troupe est évidem­ment très excitée à l’idée de sil­lon­ner le pays. Après 90 représen­ta­tions aux Folies Bergère, nous allons jouer jusqu’en avril plus d’une trentaine de dates. C’est un autre pub­lic que l’on va ren­con­tr­er, loin de Paris. Il y a tou­jours une ambiance par­ti­c­ulière en fonc­tion de chaque ville. Cer­taines veu­lent faire la fête, d’autres veu­lent décou­vrir une his­toire, d’autres veu­lent se laiss­er embar­quer. Le spec­ta­cle se teint d’une couleur dif­férente tous les soirs.
Et puis vien­dra l’heure des nou­veaux pro­jets. Mais il est trop tôt pour en par­ler et puis le charme de notre méti­er, c’est que l’on ne sait jamais vrai­ment ce qui va se concrétiser…

DISCO, la tournée :

1er févri­er à Amiens – Zenith

22 févri­er à Nantes – Zénith

13 mars à Bor­deaux – Pati­noire Meriadeck

15 mars à Toulouse – Zenith

4 avril à Stras­bourg – Zenith

11 et 12 avril à Lyon – Halle Tony Garnier

Retrou­vez toutes les dates de la tournée sur http://www.disco-lespectacle.fr/

Notre avis sur le spec­ta­cle: http://www.regardencoulisse.com/d‑i-s-c‑o/