Cirque de Moscou

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Un spec­ta­cle de cirque mis en scène par Tatiana Assovsaïa

Les tsars de la piste sont de retour à Paris pour une série de représen­ta­tions excep­tion­nelles. Et une fois de plus, le pub­lic ne sera pas déçu. Véri­ta­ble insti­tu­tion, le Cirque de Moscou ne fail­lit pas à sa répu­ta­tion et reste l’un des meilleurs cirques du monde.
Après une ouver­ture très ryth­mée, on est plongé dans le monde du rêve et du mer­veilleux. Si on retrou­ve des « grands clas­siques » du cirque tra­di­tion­nel, le Cirque de Moscou se dis­tingue par l’o­rig­i­nal­ité de ses numéros et par la poésie et l’hu­man­ité qui s’en déga­gent. Tous les artistes excel­lent dans leur domaine. Cer­tains numéros sont à couper le souf­fle comme l’équili­bre aux anneaux, la barre russe, les funam­bules et les per­chistes. Même le plus blasé des spec­ta­teurs se lais­serait pren­dre au jeu. On a peur, on frémit, on ferme les yeux et on est bien soulagé à la fin de l’exploit !
Quant aux numéros met­tant en scène des ani­maux, là c’est l’apothéose. Les enfants sont aux anges, ils en rede­man­dent. Les russ­es sont incon­testable­ment des maîtres en matière de dres­sage. On sent une réelle com­plic­ité entre l’an­i­mal et son dresseur, tout se fait en douceur, il n’y a aucune agres­siv­ité. C’est sans doute en respec­tant les ani­maux et en tra­vail­lant sur la psy­cholo­gie que les dresseurs parvi­en­nent à obtenir d’eux de véri­ta­bles exploits. Que ce soit le très beau duo de haute-école équestre mêlant har­monieuse­ment chevaux et danseuses sur fond de musique andalouse, les irré­sistibles singes cav­a­liers, les incroy­ables ours antipodistes qui jon­g­lent avec leurs pattes en même temps que des jon­gleurs « humains », les impres­sion­nants tigres que le dresseur ne dirige qu’avec une sim­ple baguette (le fou­et est ban­ni), les éléphants très drôles et touchants qui dansent et jouent la comédie avec leurs dresseurs, tous ces numéros met­tent en valeur l’an­i­mal et font de lui un artiste à part entière. C’est épous­tou­flant de réalisme.
Ras­surez-vous les clowns sont bien présents, ils revi­en­nent plusieurs fois au cours du spec­ta­cle dans des facéties qui n’ont rien de très orig­i­nales mais qui font au moins rire les enfants, c’est le prin­ci­pal. L’orchestre com­posé de six musi­ciens accom­pa­gne par­faite­ment tous les numéros, on retrou­ve des musiques tra­di­tion­nelles de cirque mais aus­si quelques morceaux plus mod­ernes et plus « dance » ! Les cos­tumes col­orés des artistes et les mag­nifiques jeux de lumière con­tribuent aus­si à faire de ce spec­ta­cle un rêve vivant, un grand moment d’émer­veille­ment pour petits et grands. C’est ça la magie du cirque !