Chante ! (Critique)

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chanteUn spec­ta­cle imag­iné par Isabelle Georges
avec
Fred­erik Steen­brink : Piano & chant
Jérôme Sar­fati : Con­tre­basse & piano
David Gre­bil : Bat­terie & percussions
Édouard Pennes : Gui­tares & contrebasse
Adrien Sanchez : Sax­o­phones & clarinette
Mise en scène : Anne Bourgeois
Assis­tante à la mise en scène : Anne-Sophie Bonnal
Livret : Isabelle Georges & Stéphane Laporte
Arrange­ments : Thier­ry Boulanger
Cos­tumes : Axel Boursier
Scéno­gra­phie : Nils Zachariasen
Lumières : Jean-Luc Chanonat
Son : Yann Lemetre

Résumé : Après avoir con­quis plus de 150.000 spec­ta­teurs avec Padam Padam, Broad­way en chan­té et Une étoile et moi, Isabelle Georges fête son retour sur la scène parisi­enne avec Chante !
Dans ce nou­veau spec­ta­cle, celle dont la devise pour­rait être : « Faites ce qui vous chante et tout chantera en vous ! » invente, joue, danse, ose et… chante !
Elle célèbre « le temps qui passe, le temps des mer­veilles » le temps du rire, celui des larmes… Elle bal­aie les éti­quettes avec inso­lence. Pré­parez-vous à un voy­age empreint de poésie, de sen­su­al­ité et d’humour.
Entourée de cinq musi­ciens “touche-à-tout de génie” (Le Monde) dont Fred­erik Steen­brink, son com­plice de tou­jours, Isabelle nous entraîne dans une faran­dole de sketchs et de chan­sons orig­i­nales ou revis­itées (Nougaro, Queen, Aznavour, Cole Porter…).
Elle nous mur­mure qu’il n’est jamais trop tard pour réin­ven­ter l’extraordinaire au quo­ti­di­en, célébr­er l’humanité et trou­ver un peu de sens et de ten­dresse dans un monde où tout va décidé­ment trop vite.

Notre avis : Après avoir évo­qué les par­cours de Judy Gar­land, Nor­bert Glanzberg ou celle de la comédie musi­cale améri­caine dans ses spec­ta­cles précé­dents, Isabelle Georges nous emmène vers un ter­rain plus intime, plus per­son­nel avec Chante ! Elle y racon­te ici le temps qui passe, ses blessures mais aus­si ses joies et ses espoirs. A tra­vers des chan­sons orig­i­nales ou exis­tantes (sont ici repris des clas­siques de la comédie musi­cale — Styne par exem­ple — mais aus­si des titres moins con­nus de Kan­der & Ebb ou Sond­heim aux­quels se mêlent des titres de Aznavour ou Nougaro), Isabelle Georges se des­sine en fil­igrane par touch­es sen­si­bles ou énergiques, dres­sant le por­trait d’une femme volon­taire et pas­sion­née. Cla­que­ttes, chant, langue des signes, chan­son en yid­dish, l’artiste s’épanouit en toute lib­erté avec à ses côtés son alter ego fidèle, Fred­erik Steen­brink au chant et au piano — ain­si que qua­tre autres musi­ciens. Dans ce spec­ta­cle, « Carpe diem » rime avec aime mais aus­si avec danse, ris… et chante bien entendu !