Candice Parise et John Eyzen sont les voix de Holiday on Ice

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Can­dice Parise © Olivi­er Brajon

Can­dice, John, vous êtes depuis quelques semaines en tournée dans le spec­ta­cle Believe au sein de la troupe d’ Hol­i­day on Ice, racon­tez nous un peu votre audi­tion pour ce spectacle ?
Can­dice
: En fidèle lec­trice de Regard en Couliss­es, que ce soit pour les arti­cles ou pour les cast­ings, j’ai décou­vert l’annonce pour l’audition d’Holiday on Ice sur votre site. J’entends par­ler des spec­ta­cles d’Holiday on Ice depuis plusieurs années par ma grand-mère, qui avait emmené ma mère quand elle était petite, mais aus­si parce qu’elle aime beau­coup Philippe Can­de­loro, ambas­sadeur de la mar­que et « artiste-ath­lète » présent sur le show tous les qua­tre ans. Etant très attirée par le descrip­tif du cast­ing, j’ai donc envoyé ma can­di­da­ture par mail. J’ai été ravie d’apprendre que j’étais con­vo­quée au pre­mier tour, pour lequel nous devions inter­préter le solo féminin du spec­ta­cle. Puis, au sec­ond tour, nous n’étions plus qu’une dizaine de filles et de garçons et nous nous apprê­tions donc à faire des essais en duos sur des com­po­si­tions du spec­ta­cle. L’audition a duré une mat­inée entière puis on nous a dit que nous recevri­ons une réponse une semaine plus tard.
Je vous laisse imag­in­er à quel point l’attente fût longue psy­chologique­ment par­lant… Mais le jour où on m’a appelée pour m’annoncer la bonne nou­velle, j’étais aux anges !

John : L’audition a été pour ma part assez orig­i­nale. J’étais au moment du cast­ing en tournée en Asie, avec Notre Dame de Paris. Tout comme Can­dice, j’ai vu l’annonce sur votre site, et j’ai envoyé mon dossier à tout hasard, en me dis­ant que ça ne fonc­tion­nerait pas. Après m’avoir demandé d’enregistrer une vidéo d’une des chan­sons du spec­ta­cle, la pro­duc­tion m’a don­né ren­dez-vous pour une dernière audi­tion sur Skype ! Bien­v­enue dans le monde mod­erne 2.0. Et le plus incroy­able, c’est que ça a fonctionné !

Quel est le proces­sus de répétition ?
Can­dice : 
John étant encore en tournée en Asie, j’ai répété seule avec Maxime Rodriguez, l’arrangeur et coach vocal du spec­ta­cle, pour la con­férence de presse. A son retour, nous avons mis en place plusieurs séances de tra­vail afin de répéter les chan­sons, les har­monies et acquérir la plus grande flu­id­ité de jeu et d’interprétation vocale pos­si­bles, l’histoire du show étant une his­toire d’amour à la Roméo & Juli­ette qui est simul­tané­ment assurée, en par­al­lèle de notre duo, par les patineurs stars Robin John­stone et Andy Buchanan, qui jouent comme nous, les rôles respec­tifs de Claris­sa et d’Antonio. Nous avons fait beau­coup de show­cas­es de pro­mo­tion un peu partout en France, ce qui nous a per­mis de tester les chan­sons en pub­lic dans un pre­mier temps. Puis, une semaine avant la pre­mière au Zénith de Paris, nous sommes allés ren­con­tr­er la troupe entière en Alle­magne (qui était déjà en tournée depuis trois mois avec les chanteurs alle­mands) et nous avons répété la mise en scène, fait les essais sons, etc…

John : Nous avons en pre­mier lieu tra­vail­lé avec Maxime Rodriguez pour les mélodies et les place­ments ryth­miques, sur les chan­sons orig­i­nales qui étaient alors en anglais. La ques­tion était à ce moment là de savoir si les chan­sons seraient traduites en fFrançais, et si oui, lesquelles. Finale­ment, toutes (excep­té le Bolero), ont été adap­tées par Nico­las Nebot. Can­dice et moi avons adoré cette par­tie là. Maxime et Nico­las sont tous deux de grands artistes, experts dans leur art. Ces répéti­tions ont vrai­ment été enrichissantes ! Ensuite, nous avons rejoint la troupe qui était alors en fin de tournée en Alle­magne, afin tra­vailler la mise en scène.

Pour un chanteur, être dans un univers con­stam­ment froid à cause de la glace est sure­ment une source de stress pour ne pas tomber malade et préserv­er sa voix. Avez-vous changé vos habi­tudes ? Y a‑t-il des chal­lenges à relever sur Hol­i­day on Ice ?
John :
On a eu un peu peur de ça en amont, en effet. Mais il ne fait pas si froid que ça. Ce n’est certes pas non plus le con­fort d’un théâtre, par­ti­c­ulière­ment les soirs où les portes restent ouvertes… C’est arrivé une ou deux fois, on a bien sen­ti la dif­férence ! J’ai une veste pour chaque cos­tume, et de ce fait n’ai pas tant de prob­lèmes avec le froid. Nous avons la chance d’avoir une per­son­ne qui nous accom­pa­gne à cha­cune de nos inter­ven­tions, à qui je laisse une écharpe, au cas où.
Par con­tre, pour Can­dice qui est en robe, ce n’est pas la même histoire…

Can­dice : C’est pré­cisé­ment la pre­mière ques­tion que je me suis posée lorsque j’ai su que j’étais retenue pour  Believe. J’avais très peur et je me suis dit que j’allais automa­tique­ment attrap­er froid dès le début si je ne chan­tais pas en doudoune ! Lorsque nous sommes arrivés à Tri­er (Alle­magne), j’avais déjà froid en pull, alors je me suis dit qu’en robe, j’allais attrap­er la mort. Et puis finale­ment non, nous n’avons pas si froid que ça mais il faut tout de même faire extrême­ment atten­tion car il y a beau­coup de courants d’air dans ces grandes salles de spec­ta­cles et les portes ne cessent de s’ouvrir. Du coup on a tou­jours quelqu’un qui nous accom­pa­gne avec pulls ou plaids chauds pour nous cou­vrir avant et après nos entrées en scène.

Avez-vous un rit­uel avant de mon­ter sur scène ?
John :
Pas par­ti­c­ulière­ment. Un échauf­fe­ment vocal avant chaque presta­tion, bien entendu.Et j’ai besoin de me retrou­ver seul, ne serait ce quelques sec­on­des, juste avant ma pre­mière entrée sur scène, afin de me vider l’esprit et me concentrer.

Can­dice : A défaut d’un rit­uel, je fais un gar­garisme d’un mélange d’eau tiède et de gros sel, quinze min­utes de vocalis­es, et dépen­dant de mon niveau de trac un petit exer­ci­ce de sophrologie.

John Eyzen (c)Olivier Brajon
John Eyzen © Olivi­er Brajon

Y a‑t-il un accueil dif­férent des autres spec­ta­cles sur lesquels vous avez l’habi­tude de travailler ?
Can­dice :
 L’accueil a été excel­lent. Aus­si bien au niveau de la pro­duc­tion qu’au niveau de la troupe, des créat­ifs, de la tech­nique, des cor­re­spon­dants en régions, du Zénith de Paris… Nous avons très bien été reçus à chaque fois et nous sommes très bien traités en tant qu’artistes, je tiens vrai­ment à le soulign­er. Mon avis est per­son­nel bien sûr, mais Stage Tour­ing Pro­duc­tions a une sincère con­sid­éra­tion pour ses artistes et met tout en œuvre pour qu’ils se sen­tent bien et puis­sent se con­cen­tr­er sur leurs presta­tions et je les remer­cie pour cela.
Je n’ai jamais eu à me plain­dre de l’accueil sur les autres spec­ta­cles dont j’ai fait par­tie mais il y a là une dif­férence très impor­tante : nous sommes prin­ci­pale­ment entourés d’athlètes, de cham­pi­ons, de com­péti­teurs. J’ai beau­coup de respect et d’admiration pour eux, surtout lorsque nous avons trois représen­ta­tions par jour le same­di. Ils passent qua­si­ment six heures sur la glace à effectuer des fig­ures plus impres­sion­nantes les unes que les autres, avec le sourire, encore et encore, sans jamais se plain­dre de fatigue ou de maux quels qu’ils soient. Certes, ils sont habitués à ce rythme avec les divers­es com­péti­tions et spec­ta­cles aux­quels ils ont par­ticipé, mais tout de même, c’est telle­ment physique ! Pour ma part, le rôle le plus éprou­vant que j’ai inter­prété était celui de Dorothy dans Le Magi­cien d’Oz. Je pas­sais plus de 90% du temps sur scène et je me sou­viens bien des journées à deux shows par jour. Même si c’était du pur bon­heur, c’était très intense, alors j’imagine pour eux !

John : L’accueil de la pro­duc­tion, Stage Tour­ing Pro­duc­tion, a été le meilleur que j’ai reçu depuis que je suis dans le méti­er. En plus d’être pro­fes­sion­nels, tous ont été adorables dès le pre­mier jour, attachant beau­coup d’importance à notre con­fort de tra­vail, et arrangeants pour tous les détails tech­niques. Bref, je n’ai jamais tra­vail­lé dans d’aussi bonnes con­di­tions, c’est un bonheur !
L’accueil de la troupe a lui aus­si été excel­lent. Je m’inquiétais un peu avant notre arrivée aux répéti­tions, car nous venions rem­plac­er les chanteurs alle­mands. Mais Can­dice et moi avons été accueil­lis avec le sourire, dans une ambiance « Auberge Espag­nole ». Il y a 17 nation­al­ités dif­férentes dans l’équipe, le mélange cul­turel est vrai­ment intéressant.
J’ai par­ti­c­ulière­ment été impres­sion­né par la rigueur des patineurs. Comme le dis­ait Can­dice, ce sont avant tout de grands sportifs, avec une pas­sion allant au delà de la fatigue. Il faut savoir qu’avant et après chaque show (même à 23 heures), il y a ce que la pro­duc­tion appelle « Open Ice » où la pati­noire est ouverte à un nom­bre lim­ité de per­son­nes. Et c’est la course pour inscrire son prénom en pre­mier, même les jours où il y a plusieurs représen­ta­tions. Pour y avoir déjà assisté plusieurs fois, cha­cun répète des dizaines et des dizaines de fois le même mou­ve­ment, acro­batie, porté, etc… Jusqu’à la per­fec­tion. J’aime vrai­ment cette ambiance de travail !

Quels sont vos pro­jets après Hol­i­day on Ice ?
John : Mal­heureuse­ment, je ne peux rien dire encore, rien n’étant encore signé ou même sûr. Ces pro­jets auront lieu à la ren­trée, soit en Asie, soit en France, soit peut-être les deux si les plan­nings me le per­me­t­tent. J’a­vance sur deux pro­jets per­son­nels, un album dans le sens clas­sique du terme, et un album un peu plus con­ceptuel, plus porté sur le live, entre con­cert et spec­ta­cle. Mais ce dernier me pren­dra beau­coup de temps à met­tre en place…

Can­dice : Je suis heureuse d’avoir accep­té un nou­veau con­trat qui débutera trois semaines après la fin de la tournée d’Holiday on Ice. J’attends d’avoir signé pour en par­ler mais ça ne saurait tarder. J’ai égale­ment des dates des con­cert prévues avec mon sex­tet de jazz, « Le Rive Droite Rive Gauche » en juin, et avec mon trio de country/folk « The Lady’s Coun­try Angels », un pro­jet qui me tient très à cœur car j’écris les textes que j’interprète en trio avec mes amis gui­taristes et chanteurs, Manuel Jul­vez et Jean-Michel Pey­rot, qui com­posent les morceaux. Mais avant tout cela, venez nous voir en tournée ! Nous par­courons la France entière jusqu’au 22 mai inclus. Plus de 90 shows partout en France, 34 patineurs, plus de 300 cos­tumes, une fan­tas­tique pole danseuse… Si vous n’avez jamais vu de spec­ta­cle sur glace, venez voir Believe, vous ne serez pas déçus ! Et en plus, c’est un spec­ta­cle pour toute la famille !

Retrou­vez toutes les infor­ma­tions sur la tournée de Believe sur le site inter­net

Holiday On Ice (c) Olivier Brajon
Hol­i­day On Ice © Olivi­er Brajon