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Camille Turlot — Camille épouse la comédie musicale !

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Camille Turlot ©DR
Camille Tur­lot ©DR

Camille Tur­lot, com­ment êtes-vous venu à la comédie musicale ?
Je suis un nou­v­el arrivant dans l’u­nivers de la comédie musi­cale. Avant, je jouais dans un groupe de rock et j’écrivais déjà quelques chan­sons, mais je souhaitais surtout devenir comé­di­en et me laiss­er diriger par des met­teurs en scène. De par mes appé­tences théâ­trales et mes com­pé­tences musi­cales allant du rock au jazz, en inclu­ant Gersh­win, franchir le pas vers la comédie musi­cale a été tout naturel. En 2003, j’ai joué dans Anges et Démons de Dorine Hol­lier et Lau­rent Cou­son, mon pre­mier grand rôle, et j’ai aus­si joué dans Les Nou­veaux Roman­tiques de Stéphane Ly-Cuong en 2005. Épouse-moi est ma pre­mière pièce, livret et paroles.

Com­ment est né ce projet ?
Eric Szer­man, le com­pos­i­teur, et moi avons eu envie d’écrire une pièce sur l’en­gage­ment, mariage et assim­ilé, et toutes les angoiss­es qui en découlent, une idée de départ large­ment auto­bi­ographique, mais dont nous ne dou­tons pas qu’elle soit uni­verselle. Toutes ces angoiss­es étant le plus sou­vent des fan­tasmes, nous avons volon­taire­ment intro­duit une bonne dose de fan­tas­tique dans le spec­ta­cle ; on voit notam­ment appa­raître la pro­pre fille du cou­ple (encore à naitre), comme la matéri­al­i­sa­tion des peurs du per­son­nage prin­ci­pal, Alex, une intru­sion du futur dans le présent. De même, la mère d’Alex porte sub­tile­ment en elle l’évo­ca­tion du passé.
Mais, ras­surez-vous, c’est une pièce drôle, ou plutôt tra­gi-comique puisque l’hu­mour est tou­jours à dou­ble tran­chant, doté d’un fond assez dur. Les deux pre­miers volets, la dis­pute pré-con­volage et les angoiss­es fan­tas­mées, sont légers mais annon­ci­a­teurs du troisième et dernier volet, dédié à la réso­lu­tion de l’his­toire, qui, lui, est beau­coup plus émou­vant. On a même vu des gens pleur­er aux représen­ta­tions privées… mais je ne dirai pas si c’est de joie ou de tristesse !

Et la musique dans tout cela ?
Elle tient une bonne place évidem­ment, s’in­té­grant à la fois aux dia­logues et aux ressorts de la pièce. Par exem­ple, chaque per­son­nage a son style : Alex, que j’in­ter­prète, est plutôt rock, sa fille est plus Broad­way et sa mère portée sur l’opérette, voire le lyrique. C’est une vraie comédie musi­cale, au sens où la dimen­sion théâ­trale est très forte et les dia­logues chan­tés ne sont pas des inter­mèdes musi­caux. Tout cela se passe en pur acous­tique, sans micro, dans une ambiance intimiste avec un piano pour seul accom­pa­g­ne­ment. Eric a mis la barre haut avec des tes­si­tures très larges. On en prof­ite aus­si pour ren­dre des hom­mages à peine masqués à nos spec­ta­cles préférés : Les Miz, Chica­go et Lion King. Les con­nais­seurs sauront les repér­er et apprécier.

Nous sommes impa­tients d’as­sis­ter à ce spectacle !
Eric et moi avons créé la pièce dans la joie, et ce durant toute sa ges­ta­tion. Patrick Alluin, notre met­teur en scène, nous a offert une oppor­tu­nité excep­tion­nelle de partager si vite le résul­tat de notre tra­vail dont nous sommes très fiers. La troupe est com­posée d’amis des uns et des autres, tous comé­di­ens tal­entueux rodés au chant ou à l’opérette, prêts à don­ner le meilleur d’eux-mêmes. On vous attend tous au Méry, à par­tir du 16 jan­vi­er 2007 !