Caisse qui s’passe ? (Critique)

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roger-cactus-caissequispasse Avec :
Roger CACTUS : chant, ban­jo, ukulélé, man­do­line, sampler
François PIRIOU : con­tre­basse, trom­bone, chœurs
Philippe BONTEMPS : bat­terie, per­cus­sions divers­es, métal­lo­phone, kalim­ba, chœurs…

Musiques : Roger CACTUS, François PETIT

Textes : Roger CACTUS, Lau­rent PUIG, Philippe THIVET, Alain SOURIGUES

Mise en scène : Chris­t­ian Gaïtch

Créa­tion lumières : Vivien Pourchet

Créa­tion per­cus­sions : Jean Claude Roche

Cos­tumes : Valérie Clavier

Décor : Pierre Lenczner

Que font les maîtress­es après la classe ? Qui sont les gens que l’on croise dans la rue ? Seri­ons-nous plus heureux avec une trompe, des ailes ou des pieds palmés ? Les répons­es à ces ques­tions essen­tielles se trou­vent dans ce spec­ta­cle ! Se bal­adant entre rêver­ieet réal­ité, entre passé et futur, entre humour et ten­dresse, ce spec­ta­cle dresse le por­trait de per­son­nages touchants : le (faux)rebelle, le fan­faron trouil­lard, le méchant irrécupérable… On voy­age du far west à un monde robo­t­isé à l’extrème… Sans en avoir l’air, on évoque avec légèreté de nom­breux thèmes, tels que les émo­tions, les con­flits, l’acceptation de soi-même, l’addiction aux nou­velles tech­nolo­gies… Sur des musiques aux couleurs jazzy, coun­try, par­fois tein­tées d’influences africaines, d’un soupçon de rock, de reg­gae et tou­jours swinguante, Roger CACTUS et ses musi­ciens vont entrain­er le jeune pub­lic dans leur univers déton­nant , joyeux et ryth­mé ! Dans ce nou­veau spec­ta­cle, nous avons cher­ché à utilis­er des instru­ments aux sonorités inso­lites, qui peu­vent même par­fois évo­quer des jou­ets. Ain­si, Roger Cac­tus aban­donne sa fidèle gui­tare au prof­it du ban­jo, du ukulélé et de la man­do­line. Une par­tie des élé­ments de la bat­terie et des per­cus­sions de Philippe Bon­temps sont fab­riqués à par­tir de caiss­es en bois et d’objets détournés… Spec­ta­cle pour enfants de 5 à 10 ans et leurs parents !

Notre avis :

Ils sont seule­ment trois sur scène et pour­tant si l’on ferme les yeux, on a l’impression qu’ils sont une demi-douzaine ! Ces trois-là pos­sè­dent cha­cun une per­son­nal­ité très affir­mée tant musi­cale que scénique. Ce sont vrai­ment des musi­ciens de haut niveau qui jouent non seule­ment divine­ment de plusieurs instru­ments mais égale­ment de leurs expres­sions. Chaque chan­son pro­pose des sonorités dif­férentes avec des arrange­ments très orig­in­aux. On passe ain­si du folk à la sal­sa en toute décontraction.
Si le décor, com­posé de caiss­es, fait office de fil con­duc­teur, ce spec­ta­cle est avant tout un con­cert dont chaque chan­son racon­te une his­toire. L’agencement des caiss­es est mod­ulé selon le con­texte de chaque morceau et apporte une dimen­sion scénique intéres­sante. Ain­si il se trans­forme en canapé, télé, pied géant, ou encore en podi­um pour star du rock !
La mise en scène est ponc­tuée de choré­gra­phies qui insuf­flent une dose de bonne humeur. Les instru­ments de musique util­isés sont très orig­in­aux. On décou­vre ain­si le ukulélé, le ban­jo, mais aus­si le wash­board tout droit venu de Louisiane : une mini bat­terie portable qui se joue avec des dés à coudre, ou encore le kalim­ba, un instru­ment de musique orig­i­naire d’Afrique com­posé de tiges en métal.
En résumé , un con­cert solaire qui ne manque pas d’humour et de d’originalité, par­fait pour égay­er un après-midi d’hiver.