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Cabaret Brecht Tango Broadway (Critique)

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Cabaret Brecht Tango BroadwayMise en scène : Alfre­do Arias
Choré­gra­phie : Car­los Trunsky
Cos­tumes : Pablo Ramirez
Son : Julius Tessarech
Chanteuses inter­prètes : Ale­jan­dra Radano et San­dra Guida
Piano : Eze­quiel Spucches

« Ce cabaret réu­nit une série de styles con­trastés pas­sant de l’académisme froid de l’art déco, aux saveurs de cham­pagne de l’art nou­veau et au néo-goth­ique mod­erne, pour atter­rir sur la ter­rasse d’un grat­te-ciel d’où l’on peut appréci­er le col­lier de bidonvilles qui entourent Buenos Aires. Cabaret Brecht Tan­go Broad­way déploie ses per­les : les chan­sons de Bertolt Brecht et Kurt Weill, les accents d’un tan­go nomade et les Broad­way Songs, encadrés par des clas­siques du rock revis­ités par le groupe français Nou­velle Vague. »

Ale­jan­dra Radano

Notre avis :

Cabaret Brecht Tan­go Broad­way pro­pose un voy­age orig­i­nal au sein d’u­nivers musi­caux par­fois très dif­férents. La musique pop et le rock (des Bee Gees à Blondie) se mêlent au cabaret et aux musi­cals « made in Berlin » de Berthold Brecht et Kurt Weill avant de s’achev­er à Broad­way. Entre-temps, ce spec­ta­cle créé et joué par des artistes argentins aura mar­qué plusieurs étapes dans le monde du tan­go. Sur le papi­er, ce pro­gramme a pri­ori hétéro­clite peut au choix sus­citer la curiosité ou la méfi­ance. Ce voy­age musi­cal nous emmène heureuse­ment à bon port.

La chanteuse inter­prète Ale­jan­dra Radano est l’in­sti­ga­trice de ce périple musi­cal. Avec sa com­plice San­dra Gui­da, elle forme un duo élégam­ment mis en valeur par Alfre­do Arias. Sur une scène dépouil­lée (deux chais­es, un piano, un fond noir), San­dra et Ale­jan­dra occu­pent avec aisance l’e­space. Si les séquences par­lées sont rares et cour­tes, les deux artistes inter­prè­tent avec con­vic­tion leurs chan­sons, et ce en plusieurs langues (anglais, espag­nol, ital­ien, français…).

Cabaret Brecht Tan­go Broad­way con­nait plusieurs moments forts mais on retien­dra plus par­ti­c­ulière­ment ici la séquence dédiée au remar­quable Chica­go de Kan­der et Ebb, qu’Ale­jan­dra Radano et San­dra Gui­da ont déjà joué ensem­ble en Argen­tine. Avec ces trois titres, elles con­clu­ent avec éclat un pro­gramme sur­prenant mais bien agréable. Il serait dom­mage de déclin­er une telle invi­ta­tion au voyage.