Canada — « Bain-Sauna : le musical » (Critique)

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Bryan Libero (Mau­rice), Sébastien Neault (Ted­dy), Mar­tin Provost (Ben­jy) et Hugo Char­land (David) © Pro­duc­tions Vil­lage Scène

Paroles et musique : Tim Evan­ic­ki et Esther Daack
Orches­tra­tions : Don Hopkinson
Tra­duc­tion orig­i­nale en français  : Bap­tiste Delval
Tra­duc­tion sup­plé­men­taire et adap­ta­tion québé­coise : Stephane Turgeon
Mise en scène : Davyn Ryall
Choré­gra­phies : Nadia Verrucci
Directeur musi­cal :  Jeff Louch

Dis­tri­b­u­tion :
Bryan Libero, Hugo Char­land, Mar­tin Provost, Sébastien Neault, Stephane Tur­geon, et Ricky Smith.
Musiciens :
Jeff Louch, Tony Spina et Liam Tucker.

Cette année, Pro­duc­tions Vil­lage Scène célèbre sa dix­ième année de pro­duc­tions de théâtre orig­i­nales bilingues à thé­ma­tique gaie. Ils met­tent tous leurs “oeufs dans la même servi­ette” avec leur plus récent pro­jet : une pro­duc­tion de tournée avec dis­tri­b­u­tion cana­di­enne et québé­coise qui sera présen­tée en français, sous le titre de Bain-Sauna : le musi­cal !, et en anglais, Bath­house : The Musical !

Vous serez bercé par des chan­sons telles que «Bien­v­enue au sauna», «L’A.B.C. du sauna», «La vapeur», «Quand je clique, je tripe», «Le gym», «Dans les douch­es», «Le tan­go de la séduction».

Notre avis :  (Août 2012)
Quoi de mieux pour célébr­er la « Fierté Mon­tréal », que de présen­ter une comédie musi­cale ayant pour thème une « icône » de la cul­ture gay… un Sauna ?

Pari réus­si ? Pas tout à fait. Pour­tant, tout avait bien débuté et d’une façon des plus orig­i­nales, en annonçant aux spec­ta­teurs de… fer­mer leurs cel­lu­laires et vibra­teurs, ain­si que de déballer leurs bon­bons et leurs condoms !!!

Avec Bain-Sauna : Le musi­cal, on suit le jeune Ben­jy lors de sa toute pre­mière vis­ite dans un sauna et de ses ren­con­tres for­tu­ites et intens­es avec les « habitués » de la place.

L’histoire est tout de même assez bien ficelée. Nous avons droit à quelques références entière­ment québé­cois­es, (Occu­pa­tion dou­ble, Chez Mado) mais, mal­heureuse­ment, par moments on y perd quelques mots-clés… Est-ce dû à la tra­duc­tion française ou à la mau­vaise pronon­ci­a­tion de cer­tains des comé­di­ens ? Rap­pelons que pour le plus grand bon­heur de cer­tains spec­ta­teurs, la dis­tri­b­u­tion de Bain-Sauna : Le musi­cal est entière­ment masculine.

Du côté de la dis­tri­b­u­tion, deux comé­di­ens se démar­quent du lot soit le jeune Mar­tin Provost qui nous livre un Ben­jy timide voire inno­cent mais avec une voix et un jeu des plus agréables. Le rôle de David, le « faux hétéro », est inter­prété par un Hugo Char­land qui nous éblouit par sa prestance et son aisance à jouer un tel rôle, sans oubli­er qu’il nous « dévoile un atout » que cer­tains apprécieront. En revanche, une meilleure com­plic­ité entre les comé­di­ens et une har­monie vocale auraient représen­té des avan­tages à cette comédie musicale.

L’adaptation québé­coise addi­tion­nelle de Stéphane Tur­geon apporte un plus à cette ver­sion française ! Aus­si, les par­o­dies de « Entre deux joints » de Robert Charlebois qui devient « Entre deux gars » ou la déli­cieuse « Zig­gy » qui se trans­forme en « Zizi » sans oubli­er les suc­cès de la Com­pag­nie créole qui, pour l’occasion, se méta­mor­pho­sent en « Ça fait rire les homos » ou « C’est bon le sexe oral », vous fer­ont crouler de rire… Promis !

La comédie musi­cale Bain-Sauna : Le musi­cal reste un bon diver­tisse­ment et ce même si elle devrait être retra­vail­lée quelque peu. Le lan­gage util­isé est très osé par­fois même très cru. Alors, si vous avez envie d’une sim­ple soirée sans trop vous cass­er la tête, Bain-Sauna : Le musi­cal est pour vous. Sinon, passez votre chemin !

À not­er que Bain-Sauna : Le musi­cal !  / Bath­house : The Musi­cal ! offrent un lan­gage et un con­tenu pour adultes, des références sex­uelles ain­si qu’une nudité partielle…